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  • Plage de Malendure

    11 Plage de Malendure
    Située à trois quart d’heure au nord de Baillif, la réserve Coustaud (ou plage de Malendure) ne paye pas de mine, il n’y a quasiment personne. On se balade tout d’abord sur cette petite plage de sable noir, on fait des photos, et là, pleins de crabes jaunes apparaissent et disparaissent lorsque l’on passe devant eux ! Trop drôles, il y en a plein partout mais ils sont plutôt gros à mon goût et au goût de mes orteils qui ont un peu peur de se faire pincer ! On profite de la vie, des vagues, de l’eau transparente à la même température que l’air, on aperçoit aussi les îlets Pigeon au loin, le ciel est couvert mais... on est bien. Aller plus une minute à perdre, il nous tarde d’essayer notre nouveau matériel acheté la veille ! Armés de notre masque, tuba et palmes, nous voilà jetés dans la mer des Caraïbes à l’affût de toute vie sous-marine. Et nous ne sommes pas déçus, on se rend compte qu’à nos pieds des poissons transparents se prélassent. Quelques mètres plus loin, on tombe sur un gros crabe bleu qui ressemblait plutôt à nos araignées de mer ! On continue, on est comme des gosses, on avance vite avec nos palmes mine de rien. On avance, on avance, et là... à peine 10 minutes dans l’eau que Kildine aperçoit...une tortue marine ! J’appelle Florent qui est parti un petit loin mais le mot tortue ne sort pas, il se contentera d’un « chouis-moi ! » (pas facile à dire avec un tuba...). Quelques mètres plus loin, la petite tortue mangeait les algues, comme si nous n’étions pas là, elle faisait sa vie, juste en dessous de nous. On a eu le temps de bien l’observer, merci gentille tortue... Elle était tellement belle... Un grand poisson bleu s’est joint à nous, il suivait la tortue. Je ne sais pas combien de temps on est resté là à l’observer manger, elle nous a comme obnubilé, envouté. On a fini par partir quand on a vu qu’elle accélérait la nage, elle devait en avoir marre de nous... pas nous !  Nous voilà ébahis au milieu des bateaux, on se redirige lentement sur la plage, nous laissant entrevoir les traces de la cupidité humaine. L’eau est polluée par le plastique, que ce soit couverts en plastique, paquet de lasagnes, bouteilles d’eau et autres canettes. Juste là où vient se nourrir la petite tortue que nous venons de voir... Nous décidons ensuite de nous poser à l’autre extrémité de la plage. On se baigne tranquillement. Mais une fois que l’on sait ce qu’il se passe sous nos pieds, l’équipement de plongée est vite rechaussé ! Nous voilà donc dans un autre coin, on suit la digue et 5 minutes après, une centaine de poissons se dévoilent devant nous. Surtout les poissons avec un liseré et la queue jaune. Ils se laissent porter par le courant. Puis on trouve un rocher de coraux... waouh ! Un rocher tout simple d’environ 1m50 sur 1m50 avec plein de coraux différents... De toutes les formes, de toutes les couleurs, il faudrait faire des dessins pour se rappeler ce qu’on a vu, ça nous faisait penser à l’Océarium du Croisic. C’est tout pareil, sauf que... c’est la vraie vie... Des poissons zébrés blancs et noirs, des longs, des rikikis, l’un était comme un poisson clown sauf qu’il était noir et jaune (le préféré de Kildine), des oursins violets avec des piquants de 30 cm, des anémones comme dans les dessins animés, il y avait je ne sais combien d’espèces de poissons différents. Il commence à pleuvoir, mais on reste dans l’eau, on n’a pas froid, mais on ne voit pas très loin lorsque l’on sort la tête de l’eau. Une espèce de brume se tamise au loin et les gouttes d’eau tombant sur la mer nous empêche de voir au près. Et là, pour la première fois depuis 2 jours, chose impensable encore hier, Kildine a eu froid ! On est donc sorti de l’eau mais les serviettes étant restées dans la voiture là-bas, nous étions trempés, nos fringues étaient trempées, quand il pleut, ça ne fait pas semblant ! Peu de temps après, on y retourne ! Florent revient en faisant signe qu’il a trouvé une tortue, une plus grosse. Waouh... Le souffle coupé, elle était tellement énorme et tellement près ! Elle nous a fait la joie de remonter respirer à la surface. Pfiou... Elle paraissait encore plus énorme, et nous tout petits. On a pu admirer son superbe plastron, sa tête, sa nage, et puis Kildine n’a pas pu s’empêcher de rire en voyant sa petite tête sortir de l’eau ! Trop mignonne ! On l’a suivi et puis elle nous a semé... Puis nos estomacs criant famine, on se dirige vers une petite camionette. Sur la carte les « bokits » nous intriguent, on n’a quand même pas fait 6000 km pour manger un sandwich jambon-beurre ! C’est parti pour un bokit. Il s’agit donc d’une sorte de brioche ronde frite avec ici à l’intérieur une omelette, du jambon et du fromage. Et bien ma foie, très bon ! Copieux, chaud et un peu grassouillet, c’est tout ce qu’il nous fallait ! Et l'après-midi, nous irons sur une autre plage, de galets cette fois, on ne vous raconte pas tout histoire de vous garder quelques surprises tout de même
  • Plage de sable noir de Grande Anse

    9 Plage de sable noir de Grande Anse
    Voici la plage de Grande anse de Trois-Rivières, située à 30 minutes de chez nous. Ici les photos sont prises le matin, entre 8h30 et 9h... Il fait jour très tôt en Guadeloupe, mais le temps peut varier très rapidement. Ce jour-là par exemple, il a plu des cordes tout l'après-midi... Par contre, impossible de se baigner ce matin là tellement les vagues déferlaient ! On a quand même décidé d'affronter raisonnablement ces rouleaux l'après-midi, ce qui ne nous empêcha pas de nous faire quelques frayeurs... Grande Anse est une plage de sable noir où viennent pondre deux espèces de tortue marine : la Tortue verte et la Tortue Luth !
  • Immersion dans la jungle tropicale

    24 Immersion dans la jungle tropicale
    Ce 2 novembre 2013, nous sommes allés, alors que ce n'était pas prévu, aux Chutes du Carbet. Absolument pas équipés, en touriste version tennis-tee-shirt-short alors que les pluies tropicales ne cessaient de tomber, nous n'avons pas pu grimper jusqu'aux chutes. La route pour monter jusqu'ici en voiture était vraiment... dingue ! Que des virages serrés, où on ne voyait absolument rien, dans une pente à au moins... 80° (!), il pleuvait des cordes et nous étions entourés de végétation. Du coup, le cadre étant magnifique, on s'est baladés dans le coin et on a fait une "petite" rando, quand même bien bien coriace ! ça descendait bien raide ! On en a un peu chié surtout pour la remontée (le petit-déj commençait à être loin). Vous pouvez remarquer l'immensité des fougères, des bananiers, des arbres, que ce soit en hauteur ou en largeur, tout est gigantesque !Dès le début un "truc" (on ne sait absolument pas quoi) a fait caca sur les magnifiques chaussures vertes toutes neuves de Kildine... Tout était très humide, il a beaucoup plu, du coup la balade était très glissante et il fallait passer par des endroits où tu n'avais d'autre choix que de mettre les pieds dans l'eau (donc pas de remords pour les magnifiques chaussures vertes toutes neuves de Kildine). Certes on a galéré, mais on a été récompensé par un magnifique torrent. C'était chouette, on s'est assis et on est resté là, à contempler la nature... Pour les oiseaux, vous reconnaîtrez : le magnifique Colibri huppé (contente Kildine pour sa première photo de colibri !!! Ces oiseaux sont justes superbes !). ensuite le Sporophile rougegorge (l'équivalent de notre Rougegorge, pas du tout farouche, il y en a un qui est rentré plusieurs fois dans notre appart). L'oiseau marron bien dodu c'est la femelle Sporophile. puis le Sucrier (l'oiseau au ventre jaune, oiseau assez commun, l'équivalent de... notre Pinson) sur un superbe hibiscus. On a aussi revu notre ami le gros escargot. Et puis pique-nique dans la voiture tellement il pleuvait. Ici quand il pleut, il fait toujours chaud. Il n'est pas rare de croiser des gens torse-nu, personne ne court s'abriter et beaucoup de locaux portent des casquettes (utiles pour le soleil comme pour la pluie !). L'après-midi, nous sommes allés près du grand étang, on a fait nos touristes (achat d'épices et de confiture) et on est retourné se baigner à la Plage de Grande Anse.
  • Rando autour d'un ancien volcan

    28 Rando autour d'un ancien volcan
    Deuxième weekend en Guadeloupe, on décide de se faire une petite rando. Armés de notre bouquin, nous partons donc pour la balade autour du Houëlmont (à un quart d'heure de chez nous). Le Houëlmont est un ancien volcan qui culmine à 400 et quelques mètres (nous on s'attendait à "voir" un volcan mais que nenni, dans la forêt, on ne voit rien ! A part des arbres et... des arbres ! Au final, c'est comme... grimper une montagne). On a tout d'abord commencé par chercher le début de la rando... On monte, on monte, on monte (beaucoup de pentes ici ! tout monte !), un panneau et puis plus d'indication... Florent a sorti en rigolant "hey imagine c'est là" en montrant un petit trou dans la végétation et un "chemin" tout escamoté. Puis on a vu le petit trait jaune sur l'arbre, c'était bien là... Bon ben c'est parti ! On avait choisi cette rando pour se mettre en jambe, notre première rando, de 3h, avec difficulté moyen, on commence doucement sauf que... ce sentier était juste terrible !! Au lieu de mettre 3h, on a tout simplement mis 5h... à enchaîner crapahutage sur rocher glissant et descente sur chemin boueux, le tout en s'accrochant aux arbres pour éviter de tomber. Et oui il avait plu toute la nuit, tout était humide et donc instable. Surtout qu'ici, ils aiment bien les chemins constitués essentiellement de racine, de rocher, de trous et de flaques... Bref, on en a chié ! (sans oublier qu'il fait tout le temps chaud ici) Ce qui était drôle dans cette rando (qui se faisait uniquement en forêt tropicale) c'est qu'on retrouvait des plantes qu'on connaissait, mais seulement à Jardiland, dans un pot... Là elles étaient "vraies" du moins elles poussaient dans leur véritable environnement ! On a encore été impressionnés par la hauteur des arbres, par la taille des troncs, par toutes ces lianes partout. Sinon, on a quand même croisé : un Pic noir de Guadeloupe (oiseau qu'on ne trouve qu'en Guadeloupe, assez rare quand même !) un papillon de feu (un Monarque aussi mais qui a refusé tout paparazzitage) un gros bernard l’hermite (nous qui pensions qu’on en trouvait que dans l’eau...) et puis des fleurs, des arbres (bon, Kildine n’a pas encore fait son boulot de biologiste, on ne connait pas encore très bien les espèces) Et puis on est rentrés à la maison vers 15h, on était les-si-vés ! PS : les 5h de marche, c'est sans compter les pauses et le pique-nique, 5h à grimper !  
  • Plages de sable blanc

    18 Plages de sable blanc
    Voici un medley de différentes plages où nous avons pu aller ! Pas beaucoup de photos certes (l'appareil photo reste un peu encombrant à la plage...) Contrairement aux plages de sable noir, on trouve les plages de sable blanc au NORD de l'île (il nous faut donc faire un peu de route). Ces plages sont magnifiques. Vous voyez les cartes postales ? Et bien c'est la même chose ! L'eau est bleue au loin et transparente à nos pieds, la couleur du sable varie suivant les endroits du caramel-orangé au blanc, on se prélasse à l'abri des cocotiers ou des mancenilliers.Des amis avaient même emporté un hamac l'autre jour, le bonheur parfait ! Par contre attention aux grosses vagues ! On a été à des endroits où on ne pouvait même pas se baigner tellement c'était dangereux ! Il faut aussi faire attention à ne pas rester sous les cocotiers qui ont des noix de coco (une chute de ces trucs là peut causer pas mal de dégâts...) et il ne faut pas non plus rester sous les mancenilliers quand il pleut (ce sont des arbres toxiques). Et puis dans l'eau, très peu d'animaux dangereux SAUF le Poisson lion... On ne l'a pas encore vu mais sa piqure équivaudrait à celle d'un cobra... Il est très redouté ici et il y en aurait beaucoup (il a été introduit et n'a pas de prédateur...). Voilà, on commence à apprendre, à connaître notre environnement, petit-à-petit...
  • Sous le sunlight des tropiques

    7 Sous le sunlight des tropiques
    Après une super journée à Pointe-Noire sur différentes plages puis la visite de la maison du cacao, on termine notre journée avec couché de soleil sur la mer... Elle est pas belle la vie ?
  • Faune guadeloupéenne

    64 Faune guadeloupéenne
    Ahhh enfin des animaux me direz-vous ! Voici donc un petit panel de bébêtes que l'on peut trouver ici, dans les Antilles. Pas de "gros" mammifères mis à part le racoon (le raton laveur) et la mangouste, qui sont tous deux nocturnes (et pas facile à voir). Ca ne va pas intéresser tout le monde, mais pour les GPN, je me devais de vous faire une liste de ce qu'on a vu pour le moment *  Mammifères  * Mangouste, chauve souris * Oiseaux * Pélican brun (photo), Frégate magnifique, Fou brun, Grand héron, Héron garde-boeufs (photo), Aigrette neigeuse(photo), Aigrette garzette, Grande aigrette (photo), Colibri huppé (photo), Colibri falle-vert, Sporophile rougegorge (photo), Sucrier ventre jaune (photo), Quiscale merle, Paruline jaune (photo), Pic noir de Guadeloupe (photo), Tourterelle turque, Tourterelle à queue carrée (photo), Crécerelle d'Amérique (photo), Tyran gris (photo), Balbuzard pêcheur + notre petite perruche Calopsitte en liberté que nous avons adopté :), notre Pikachu * Reptiles * Tortue verte (pas encore vue la Tortue Luth ni la Tortue imbriquée), Iguane vert (photo), Iguane commun (impressionnant ! ), Anoli (photo), Mabouya * Amphibiens * Hylode (voir dans les vidéos) *  Poissons  * Sergent major, Carrelet paon, poissons volants, poisson trompette, poisson lion (attention dangereux), serpentine osselée, poisson scorpion et plein d'autres dont on ne connaît pas le nom ! * Lépido * Monarque (photo), Papillon de flamme (photo), Nymphale cendrée (photo), Savane (photo), Piérides * Autres invertébrés * Bernard l'hermite (photo), Crabe mal z'oreille (photo), sèche, scolopendre (dangereux) et pleins de petites bébêtes
  • Plage dans la mangrove

    38 Plage dans la mangrove
    Voici la plage de St Félix au Gosier ! Notre première plage sur la Grande Terre ! Qui dit Grande Terre, dit plage de sable blanc, mais vraiment très blanc, rien a voir avec ce qu'on a vu jusqu'ici ! Avec une eau... turquoise au loin, transparente à nos pieds (on aurait dit de l'eau en bouteille qu'on tenait dans nos mains !). Commençons par le commencement ! Florent devant se rendre à Pointe-à-Pitre (à 1h15 de chez nous) pour le boulot le vendredi matin, on s'est dit que c'était l'occasion de passer la journée là-bas. Nous voilà donc partis dès 7h du mat' pour une conférence sur l'impact des saisons sur les mangroves. Ce n'est qu'à 13h, qu'on a pu rejoindre la ville non moins touristique du Gosier pour aller se faire une petite rando dans la mangrove. Sauf que... le départ du sentier commence sur une magnifique plage ! Il faut vous imaginer que vous rentrez dans une forêt (ici la mangrove) avec à votre gauche la mer bleue turquoise qui vient jusqu'à vos pieds ! On a donc pique niqué entre des arbres, ce qui nous donnait l'impression d'être sur une plage privée ! On ne voyait pas nos voisins, on avait un panorama qui donnait sur la mer et sur un petit palétuvier, et nous on mangeait tranquillement notre sandwich à l'ombre, les pieds quasiment dans l'eau... Vous vous imaginez ? Le pied quoi ! Le sable était très fin aussi, on aurait limite dit du platre gris ! Étonnamment, l'eau était transparente mais on ne voyait rien à cause des remous du sable, de toute façon il ne devait pas y avoir de poissons ici. Le temps était un peu couvert (on commence à faire nos difficiles !), du coup les couleurs ne ressortent pas autant qu'en vrai sur les photos... C'est la vie ! Et ah oui, super détail : aucun galet, aucun caillou, aucun rocher, rien qui aurait pu écorcher nos petits petons ! Du coup, on ne commencera notre rando que... 2h après ! Rando ou plutôt balade très sympa ! On a pu voir pas mal d'oiseaux comme la paruline jaune, différentes aigrettes, des tyrans gris (photos "Faune guadeloupéenne") et puis des paysages sympas ! Un coup on était au milieu de champs avec des vaches (pas les mêmes que chez nous ! et il n'y a pas de barrières, elles sont attachées) un coup on était en pleine forêt humide de palétuviers (avec plein de crabes de terre partout) et après on était sur la plage, c'était coooooool !
  • Chutes du Galion

    36 Chutes du Galion
    Samedi 14 décembre, on monte (tant bien que mal avec notre petite Kia) jusqu'à St Claude. Situé pourtant à quelques kilomètres de chez nous, l'ascension jusqu'aux bains jaunes fut assez... cocasse ! Malgré la fréquentation du site, les routes sont toujours aussi raides et étroites... Enfin bref, vingt minutes plus tard nous voilà sur le fameux parking des bains jaunes qui est aussi le point de départ pour gravir le volcan. Pourquoi les bains jaunes ? Tout simplement à cause de la présence d'un bassin d'eau provenant directement du volcan (soufrière -> soufre -> couleur jaune). Et cette eau est CHAUDE ! Elle varie entre 26° et 28°, on peut donc s'y baigner (mais sans mettre la tête sous l'eau... une amibe ayant élu domicile dans ces bains), et en plus cette eau aurait des vertus thérapeutiques (à tous les tamalous qui hésitaient à venir nous voir, venez soigner vos rhumatismes !). Ah oui petite précision, à 950 mètres d'altitude, et bien il fait plus frais (on n'était plus habitués nous !) ! Et Kildine mettra son petit gilet quelques mètres plus loin pour la première fois en 2 mois (il faut dire qu'il ne faisait pas très beau non plus ce jour-là). On commence donc notre rando vers les Chutes du Galion ! Une fois de plus, immersion dans la forêt tropicale avec ses chemins caillouteux, racineux et humides, on croisera des touristes en tongs qui, à mon avis, n'ont pas été bien loin ! Ce qui était drôle dans cette rando, c'est que, plus ça allait et plus c'était difficile ! Sur notre route on croisera pas mal de minis torrents, des petits ruisseaux, jusqu'à arriver au gros torrent ! C'est d'ailleurs là que nous pique-niquerons. L'endroit était assez paradisiaque ! Une petite cascade d'un côté, une petite chute de l'autre, des rochers pour qu'on puisse grignoter entourés d'eau, tout ça au beau milieu de la forêt tropicale, seuls au monde. Ouais, c'était chouette ! Mais notre périple n'était pas terminé... Pour monter jusqu'à la chute du Galion, on a fini... à la corde ! C'était super de finir comme ça. Et quand on est arrivés sur les chutes... waouh ! Quarante mètres de haut je ne sais pas si vous imaginez, mais on se sent tout pitits ! On a grimpé les rochers (comme des gosses) pour arriver en dessous de la chute ! Et puis on a eu cette vue sur la vallée, sur la forêt et sur la mer, c'était trop beeeaaaau ! Ensuite, on est redescendu tranquilou, on s'est arrêté là où on avait pique-niqué histoire de tremper nos petons, l'eau était fraîche mais ça faisait du bien. Et c'est reparti, mais le retour se fera... sous la pluie ! Pas TOUT le retour, il ne faut pas exagérer, mais les vingts dernières minutes sous la pluie tropicale, c'était pas hyper agréable. C'est ça d'être des aventuriers de l'extrême ! Du coup, on ne testera même pas les bains d'eau chaude, mais ce n'est que partie remise !
  • Le sentier de l'Acomat

    34 Le sentier de l'Acomat
    Le weekend du 22 décembre, nous voilà partis pour visiter le Parc archéologique des roches gravées à Trois Rivières (au sud de l'île, à 20mn de chez nous). Sauf que... nous ferons chou blanc ! On avait pourtant bien vérifié sur internet mais le dimanche c'est finalement fermé ! Le site internet ne devait pas être à jour... (On se rendra compte par le suite que c'est chose fréquente par ici !). MAIS, on trouvera tout de même un petit sentier juste à côté à l'entrée du parc, le sentier de l'Acomat ! Nickel ! C'est reparti ! On passe par des petits chemins sympas, on croise un bassin, des petits torrents, on traverse le petit village très typique et on arrive face à la mer. Ensuite le chemin se fera dans la forêt mais toujours en suivant le littoral. On était donc encerclés de grands arbres mais on entendait la mer toute proche. Sur notre chemin, Florent trouvera une... gorgone ! Qu'est ce que cette chose ? Et bien, c'est un être vivant de la même famille que les coraux et qui ressemble plutôt à une algue fixée sur les rochers ou sur des récifs coralliens. Là, on en a trouvé une, échouée. On marche donc dans la forêt, au milieu de grands arbres, de lianes, de gros rochers, on marche, on marche, on aperçoit la mer de temps à autre et au bout de 2h, on arrive sur la Pointe de l'Acomat... On a un superbe panorama sur la mer mais c'est surtout le contraste des couleurs qui nous surprend : d'un côté le bleu de la mer, de l'autre le vert de la prairie et de la forêt et entre les deux le noir des roches volcaniques ! On était bien sur notre pointe, seuls, mais qu'est ce que ça soufflait à cet endroit ! Ça décoiffe ! On s'assoit, on profite du paysage et puis... "ah ! je crois que je sens des petites gouttes de pluie" puis... pluie tropicale... On a couru se réfugier sous la forêt, en tout et pour tout on a dû rester sous la pluie... aller... 1 minute, et on était trem-pés ! On a bien rigolé ! On a pique-niqué à l'abri sous les arbres et lorsqu'on est ressorti, un super ciel bleu nous attendait ! Normal en Gwada ! Et puis on est rentré tranquillement ! On finira la journée en allant se baigner sur une petite plage de sable noir de Basse Terre
  • Gros Morne - Deshaies

    22 Gros Morne - Deshaies
    La ville de Deshaies (prononcez "dé-hè") se situe à 1h20 de chez nous. Un peu de route mais qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour voir "une des plus belles plages de Guadeloupe" ! Enfin, on n'avait pas prévu que de se prélasser puisqu'avant tout, il fallait grimper... le Gros Morne ! Un morne, c'est tout simplement une colline, une montagne, mais là on allait escalader le GROS morne ! A l'arrivée, on s'est garé près d'un cimetière, on vous met une photo parce qu'ici les cimetières sont totalement différents de chez nous ! Pas de tombe mais plutôt des sortes de mausolées, de caveaux, souvent décorés. On essaiera de faire de meilleures photos pour vous montrer.La rando se fera dans la forêt sèche, la forêt xérophile, on avait l'impression d'être revenu en France ! Ca ressemblait aux forêts qu'on a pu rencontrer à la Roche Bernard pour ceux qui connaissent. Mais c'était sans compter la présence des papillons de flamme, des fourmis manioc et des gommiers rouges qui nous rappelaient qu'on était bien en Gwada ! Les fourmis manioc sont impressionnantes ! On a l'impression que des centaines de petits bouts de feuilles bougent tous seuls, de manière hyper ordonnée, mais non ce sont les petites fourmis en dessous qui les transportent mais, quelle maniaquerie ! Elles sont toutes en lignes, elle suivent exactement la même trajectoire, on a l'impression qu'elles sont super pressées voire stressées ! Par contre, ces petites bêtes sont des invasifs, elles causeraient pas mal de problèmes environnementaux (c'est ça d'être trop gourmandes...).Quant aux gommiers rouges (Gonmyè wouj en créole), on les reconnaît facilement puisque ce sont les seuls arbres qui pèlent ! Enfin, leur écorce de couleur marron-rouge se "décollent", on vous laisse juger par vous même. Dans cette rando, une fois encore, ça grimpait dur ! Et dès le début ! Mine de rien on est monté au sommet de cette montagne pour en redescendre de l'autre côté ! Et on a refait le même chemin pour le retour ! A un moment, on a eu une superbe vue sur la fameuse plage de Grande Anse de Deshaies... Forcément en photo ça ne rend pas pareil mais c'était joliiii !Et puis vous pensez bien, on passera l'après-midi à la plage. Il ne faisait pas spécialement beau ce jour-là, à cause du vent, on mangera un croustillant poulet-chips au sable... Miam !Et le soir, on fera le chemin du retour en deux fois pour pouvoir admirer le couché de soleil sur les îlets Pigeon (à Malendure)... Parmi une foule de touristes ! Ah oui, on s'est fait plaisir aussi parce que le matin même, en voyant un arbre entortillé, on avait eu un flash ! En 2 mois, on n'avait jamais vu de stand de chichis !    On s'était alors résigné à ne pas manger de chichis pendant ces trois prochaines années... Dure réalité... Sauf que... quelle surprise lorsqu'on a aperçu un marchand près de la plage !!! On n'a pas pu s'empêcher de se prendre un petit cornet ! (hey, pas cher en plus, 1€ les 6 chichis !)
  • Fort Delgrès - Basse Terre

    26 Fort Delgrès - Basse Terre
    Quelques petites photos de la ville voisine de Basse Terre. Nous avions prévu, en ce dernier jour de l'année 2013, de visiter le Fort Delgrès. A notre arrivée super panorama sur les Monts Caraïbes sauf que le Fort lui, était fermé... Aucune affiche, aucun panneau, est-ce fermé pour la journée, la semaine ou pour toujours ? Bonne question, à la Guadeloupéenne quoi ! Enfin bref, nous retenterons notre chance un autre jour, mais pourquoi pas vous amorcer la chose en vous parlant de Mr Louis Delgrès, un symbole de la résistance à l'esclavagisme. C'est le moment du ... point culture ! ******  La vie de Louis Delgrès ****** Métisse né en Martinique, ce "libre de couleur" s'engage très tôt dans l'armée française, en 1783, et se distingue dans les conflits opposant les Français aux Anglais dans les Antilles. Son ardeur au combat lui vaut d'être rapidement nommé officier et c'est en tant que colonel affecté à la protection de la Guadeloupe, qu'il s'oppose au rétablissement de l'esclavagisme par Napoléon Bonaparte en 1802 (esclavagisme aboli seulement 8 ans plus tôt...). Il devient donc rebelle et prend la tête d'une armée essentiellement composée d'anciens esclaves noirs ou d'anciens libres de couleur (noirs ou métisses libres, non esclaves), ils gagnent les hauteurs de St Claude. Après deux jours d'une résistance acharnée, il se donne la mort avec 300 de ses compagnons au cri de: " Vivre libre ou mourir " * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Mais à quoi sert dont ce Fort ? Suspense...on vous dira quand on aura fait la visite Du coup, la Guadeloupe étant rarement à cours de beaux paysages, on a fait le tour du Fort puis on a suivi un petit chemin jusqu'à arriver à une embouchure de fleuve, lieu de paradis pour les oiseaux. C'est là qu'on verra nos premiers Hérons verts, les Kios comme on les appelle par ici, mais aussi des aigrettes neigeuses, des petits échassiers, des grandes aigrettes, des quiscales merles, toutes ces photos seront mises dans le dossier "faune guadeloupéenne". Et puis pleins de poissons ! Le fond de la rivière était recouvert de petits alevins, on a aussi pu voir de grooooos poissons à queue jaune sauter hyper haut (on suppose que ce sont des thons, mais ils étaient vachement près du rivage) et on a également vu des poissons volants ! Écologiquement parlant, cet après-midi valait le coup !
  • Carnaval de Basse Terre

    36 Carnaval de Basse Terre
    Ouverture   du   défilé   de   Basse   Terre Sur les conseils de notre propriétaire Jeanise, nous partons pour Basse Terre à 16h30, on se trouve une place super stratégique (au niveau d’un rond point) et juste à ce moment-là, le cortège arrive (quel timing !). Et là pendant plus de 2h, on va en avoir plein les mirettes ! Que ce soient les costumes, la musique, les danses ou les maquillages, waouh c’était juste... époustouflant ! Tout ça sous les yeux de Dame Soufrière qui nous a fait l’honneur de se montrer ! Les costumes et le maquillage : Beaucoup de costumes étaient super colorés, plein de froufrouches, de paillettes, de pluplumes, de voilages et de chapeaux surdimensionnés. C’était superbe ! Certains costumes étaient quand même assez rikikis, dévoilant souvent le ventre ou les jambes des filles, ou les deux, ou plus ! Et puis il y avait aussi des tenues plus traditionnelles, entièrement blanches...c’était beau ! Avec des coiffes d’antan... Kildine veut les mêmes robes trop belles ! (Florent lui, préfèrerait qu'elle choisisse une des petites tenues sexy de certaines carnavalières...) ! On a aussi vu des groupes en habits plutôt "africains". Et puis il y a aussi eu des costumes plus humoristiques, plus "décalés", on a eu le droit à un groupe de Barack Obama se trémoussant, se baladant avec une canne ou portant des lunettes de soleil. D’autres avaient des costumes plus "basiques" avec des habits fluos (les aléas photographiques font qu’on ne peut vous les montrer...). Et puis les maquillages sont très poussés pour certains groupes ! Plusieurs font carrément appel à une esthéticienne.En tout cas, une chose est sûre, le carnaval de Guadeloupe est très hétéroclite ! Cette île est un mélange de tellement de cultures différentes (africaine, européenne, américaine, etc.), cultures qu'on retrouve au sein du carnaval. La danse : Comme les costumes, on retrouve différents styles de danse au sein des carnavaliers mais toujours un point commun... comment elles remuent leur popotin !!! Enfin pas que leur popotin, qu’est ce qu’elles bougent ! On dit « elles » mais en général, on trouve quand même un garçon par groupe dans ce monde de filles. La musique : Que dire sur la musique à part que... PUT**N CE QUE C’EST BON ! Pardon pardon, je m’emballe !! En vidéo, forcément ça ne rend pas pareil, mais quand les tambours passent juste à côté... on ne peut pas rester insensible ! Et parfois les danseuses chantent, et quand elles chantent, elles ne font pas semblant ! Le style de musique est le Gwoka (on pourrait faire tout un article sur l’histoire du Gwoka). En gros, cette ancienne musique d’esclaves se joue avec des percussions, des tambours mais a longtemps été très mal vue. Pas mal d’instruments sont fabriqués avec des objets de récupération : bidons en plastique avec bâton, etc.   Bref on a passé une super journée , Kildine a adoré les petits bouts tout mignons costumés comme les grands. Néanmoins, on peut être choqué de voir ces petits bouts effectuer naïvement quelques danses affriolantes ! Le soir, on invitera notre proprio et ses (grands) enfants à boire l’apéro. Quand ils nous ont demandés ce qu’on avait pensé du carnaval, nous on était tous foufous : « waouh c’était trop beau !! vos costumes ils étaient superbes !! et vos maquillages !!! et les danses !!! ». Le fils nous rétorqua avec une petite moue « mouais c’était pas terrible, ça manquait de quelque chose. [...] Vous allez être fous alors au Mardi gras, parce que LA, ça envoie du lourd ! ».Encore mieux ?! On apprendra au fil de la soirée que seule la moitié de leur effectif de danseurs et de musiciens étaient présents, qu’ils ne mettent pas les mêmes costumes à chaque défilé, qu’au mardi gras il y a les chars. Aujourd'hui il n'y avait que 16 groupes de carnavaliers (pour 2h de spectacle) alors qu’au mardi gras ils seront plus de 50 ! Plus qu’une chose à dire...                                                          VIVEMENT LE MARDI GRAS !!!!!                                                                      VIVEMENT LE 4 MARS !!! Pour voir l'article consacré au carnaval -> clique iciPour voir notre vidéo -> clique làEt si vous voulez jeter un coup d’œil à la vidéo officielle d'ouverture -> c'est par là
  • Carnaval de Baillif

    40 Carnaval de Baillif
    Et oui, c'est notre petite commune de Baillif qui a ce weekend accueilli le carnaval ! Pour nous, aucun souci pour se garer ou quoique ce soit puisque le défilé passait en bas de notre rue... 4 minutes de marche et on y était ! Le seul bémol ? Le temps... Il ne faisait pas beau, et ça s'est empiré ! Les pauvres carnavaliers en petite tenue avec leurs plumes et tout leur accoutrement ont dû continuer de défiler malgré les rafales de vent et les fortes pluies... Même nous, nous ne sommes pas restés jusqu'au bout, on n'avait pas grand chose pour s'abriter (notre super parapluie Gifi ayant décidé de se retourner au moindre au coup de vent... super !) et on commençait à avoir froid (on était en short-débardeur en même temps...). On est tout de même rester 2h mais à la fin il y avait de moins en moins de carnavaliers, tout le monde essayait de s'abriter comme il pouvait. On est donc rentré à la maison sauf que... on le fera sous une pluie tropicale !! Kildine, qui était en tongs, ne pouvait pas courir. Elle a donc fini par les enlever pour se mettre à courir pieds nus sous une pluie torrentielle ! C'était folklo ! On est arrivés à la maison, on aurait dit qu'on sortait de la douche... Enfin bref, le carnaval était super beau, 18 groupes, peu de photos des groupes à plumes parce qu'ils sont passés devant nous au moment où il pleuvait le plus... Yanis, le fils de notre proprio, s'est joint à nous et nous a commenté quelques subtilités du carnaval. Voici notre vidéo à nous Et la vidéo officielle du carnaval
  • Sentier de Mamalier

    43 Sentier de Mamalier
    En ce début de janvier, nous partons pour la ville de Vieux Habitants, située à dix minutes de chez nous, pour faire la rando de Mamalier. Après avoir un peu cherché, on trouve enfin le panneau de départ, on s’instruit et c’est parti ! A côté du panneau un trait jaune nous indique le chemin à suivre, au bord d’une rivière... Et l’autre trait jaune est sur la rive d’en face... Mais où est le pont ? On retourne au panneau, pas de doute il faut traverser la rivière... « à gué » ?! En gros, ça veut dire débrouille-toi pour traverser comme tu peux ! Bon ben c’est parti ! Au début, ce n’était pas très profond, mais à la fin l’eau nous arrivait à mi-cuisse. Le courant lui aussi, était de plus en plus fort, heureusement qu’il y avait un cordage pour se tenir ! Par contre, nous n’avons pas de photos à cause d’un mec qui nous a mis la pression !! « Aller aller, on traverse, on y va, continue d’avancer !!! » Grrr ! Ca va c’était pas Koh Lanta non plus ! Enfin bref, on traverse, on se remet de nos émotions et là on atterrit dans un petit « village » de pêcheurs, avec des maisons faites de brics et de brocs... Nous, on arrive là-dedans en tenue de touristes, avec nos sacs de rando et notre appareil photo à la main pendant que les gens s’affairent... Ca le faisait moyen ... On n’est pas resté longtemps... Puis on arrive face à la mer et là, les ennuis commencent... Où est la suite du sentier ? Où sont les traits jaunes ? On avance à l’aveugle, on arrive face à une autre rivière impossible à traverser tellement elle était profonde ! Demi tour ! On prend un autre chemin, on trouve un petit trait jaune bien caché! Alléluia ! Sauf que ce sera comme ça tout du long... On a passé notre temps à chercher notre chemin !! C’est dommage parce qu’on est passé par des coins super sympas, notamment un endroit tapissé de lierre avec des grosses fleurs violettes, un autre site où il y avait pleins de colibris huppés, d’oiseaux et de papillons, on a traversé un autre bras de la rivière, et aussi un champ de canne à sucre. Mais au bout de 2h de marche, le sentier est devenu inaccessible, la végétation nous empêchait de passer... On a pourtant insisté, on est revenu les jambes toutes griffées et on a dû abandonner... Pour vous illustrer le fait qu’on a bien galéré à chercher les chemins, on a fait l’aller en 2h et le retour en 30 minutes... Grrr ! On apprendra par la suite que ce sentier de randonnée a été abandonné à cause d’un manque de moyens financiers... (ils auraient pu prévenir !). On a donc repris notre voiture pour pique niquer plus loin (on avait déjà repéré les lieux). On s’est trouvé un petit coin pépère, sous une cabane de tôle (qu’on appelle ici un carbet), près de la mer et à côté d’un super spot ornitho. Des pêcheurs guadeloupéens eux aussi squattaient un carbet. L’un d’entre eux a décroché des cocos et nous en a gentiment proposé un ! Le bonheur ! Il faisait beau, on était face à la mer, à l’ombre, à siroter notre eau de coco... Un Balbuzard pêcheur fait son apparition ! Il volait au dessus de nous, on a eu le temps de bien le voir, il était magnifique ! En gros, il ressemblait à une buse mais blanche en dessous. Puis un des pêcheurs nous a coupé notre coco au coupe-coupe (pour pouvoir manger la chair à l’intérieur) et nous a invité à boire un verre de rhum ! Nikel ! C’était super sympa sauf que les guadeloupéens sont très bavards... On ne savait plus comment s’en aller ! On est quand même resté 1h à philosopher avec eux sur la vie en Guadeloupe, puis on a repris notre chemin. N’ayant toujours pas mangé (et oui !), on se pose sous un arbre, en haut d’une falaise, ce qui s’avéra être encore un super coin... Il y avait même un cotonnier sauvage (!!), on avait vue sur une plage de galets et de cocotiers... Florent a eu du mal à repartir, il aurait bien fait une petite sieste ! On repart, on arrive dans une cocoteraie, on entend des bruits dans les arbres, on lève la tête et là... deux gros iguanes au dessus de nous ! Enfin à plusieurs mètres au dessus de nos têtes, avec les feuilles on ne distinguait que leur forme, mais... ils étaient gros ! On rebroussera chemin quelques mètres plus loin (ce sentier étant le prolongement du chemin abandonné). Et on finira par se baigner seuls au monde sur la grande plage de galets. Un peu frustrés par cette journée de non balade mais qui nous a quand même fait découvrir de superbes paysages, on décide de s’arrêter manger un sorbet coco. Alors ici, au bord des routes, on peut voir des marchandes avec : une table, un parasol, des bonbons, des sirops et un seau... C’est dans ce seau, surmonté d’une manivelle, que sont fabriqués artisanalement les sorbets coco (que nous n’avions encore jamais goûté)... Un délice ! On a dégusté notre gobelet de glace au bord d’une rivière en compagnie d’un adorable tout petit chaton mignon. Et juste avant de partir, on apercevra un combat d’iguanes !!! Mais alors ceux-là... ils étaient ÉNORMES !! Deux gros vieux mâles bien mastocs agitant leur tête et leur queue pour faire peur à l’adversaire ! (pas de photos, appareil resté dans la voiture...) Enfin voilà, plein de choses à raconter pour cette journée ! Si vous n’avez pas tout lu, on ne vous en voudra pas ! Voici quelques photos.  
  • Chô Bouyant

    42 Chô Bouyant
    Ce weekend, nous sommes partis de bonne heure pour la ville de Bouillante (à 30 min de chez nous). On voulait aller voir nos amies les tortues vertes, ça faisait un bail qu'on ne leur avait pas rendu une petite visite. Sauf que... grosse déception : l'eau était totalement trouble... Mais quelque chose de bien ! On ne voyait même pas nos pieds ! On met ça sur le dos d'une inondation survenue à Bouillante quelques jours auparavant. Enfin, on est quasiment sûr que c'est à cause de ça, vu l'état de la plage. Le cours d'eau est sorti de son lit et a complètement érodé une partie de la plage de Malendure. On a quand même chaussé nos palmes, notre masque et notre tuba, mais on ne verra rien du tout (mis à part les plastiques, alors eux on les voyait bien ! Grrr). On est quand même resté flâner sur la plage toute la matinée, on a pique niqué puis on a repris la voiture pour aller voir le carnaval de Bouillante ! Le défilé commençait à 15h, mais on a préféré partir bien en avance pour trouver une place : à 13h45, on était installés ! On se prend un petit sorbet coco pour patienter, puis on attend. On attend. On attend toujours. Le défilé ne commencera pas avant 16h30... C'était looooong ! On n'en pouvait plus ! Les guadeloupéens sont habitués eux, ils amènent leur petite chaise pliable, de la bouffe et tout le tralala mais nous... on était assis sur notre petit trottoir... En plus, on a failli prendre l'eau, heureusement une dame nous prêtera son parapluie... Enfin bref, cette heure et demie de retard gâche un peu le plaisir quand même. Le défilé commence, la beauté des costumes, des danses et la musique nous fait oublier petit à petit cette attente interminable. C'est notre troisième carnaval, on s'est dit qu'on allait sûrement être un peu déçus, voire lassés, et bien pas du tout ! On voit toujours de nouveaux groupes, ceux qu'on a déjà vu changent de danse et de costumes, c'est toujours du re-nouveau ! Et puis, il y a une super ambiance aussi. Ça, on ne le voit pas à la télé, mais tout le monde est à fond, tout le monde se connait, tout le monde s'amuse, beaucoup de gens dansent et chantent. Et puis pour ce défilé, le thème était "Chô bouyant". Et bien, certaines danses étaient vraiment "chô bouyant" !!! Waaah il fallait oser ! Le premier groupe a directement mis la barre très haute ! Un autre groupe a choisi un touriste dans la foule et deux filles ont commencé à danser avec lui, "aïe aïe aïe" comme dirait la petite fille à côté de nous ! Le touriste finira quand même allongé par terre avec une guerrière africaine à califourchon sur lui ! Il s'en rappellera de ses vacances guadeloupéennes ! Ah oui, autre différence avec les précédents défilés, beaucoup plus de touristes à Bouillante ! Beaucoup TROP on aurait tendance à dire. Les gens (que des métropolitains) passaient (et parfois restaient) devant nous pendant les défilés... Un poil énervants !! Les guadeloupéens non plus n'appréciaient pas trop. Finalement, on ne restera même pas jusqu'à la fin du carnaval, après 5h debout, on en avait plein les pattes ! Mais il y a plein de groupes qu'on n'a pas pu prendre en photo parce qu'il faisait nuit et à moins de bombarder les danseurs de flash, impossible de les prendre en photo. ******   V i d é o   ******
  • Weekend mangrove

    53 Weekend mangrove
    Samedi 1er février Balade avec une association Aaah enfin le weekend ! Du repos, de la farniente et des grasses mat’... Et ben non ! Ce matin, levés 5h30 !! Et oui à l’occasion du weekend des zones humides, nous avons prévu une randonnée avec une association à Morne à l’eau, soit à 1h30 de chez nous... On arrive donc à 7h14 pétante au point de rendez-vous, et on ne partira qu’à 8h10... A la guadeloupéenne... Heureusement, une petite mamie nous a fait la discute (et continuera de suivre Florent pendant toute la rando !). Le thème de la rando : la prairie humide. La guide, une scientifique à la retraite, nous expliquera pas mal de choses sur le rôle écologique et culturel des prairies. On s’est ensuite dirigés à la lisière entre la prairie humide et la forêt marécageuse (devenant par la suite la mangrove). Là pareil : petit cours de botanique, de phytoécologie et d’histoire guadeloupéenne. Très intéressant. C’est ensuite que ça s’est compliqué... En effet puisque notre guide ne trouvait plus son chemin ! En attendant, on papote tranquillement entre nous mais on a vite compris que la présence d’une vingtaine de personne n’était pas du goût de tout le monde... Enchaînant cabrioles et meuglements, Monsieur le bœuf nous a bien fait comprendre qu’on se trouvait sur son territoire. On s’est donc gentiment décalés et on a continué à bavarder quelques mètres plus loin. Finalement, la guide ne trouvera pas son chemin... On choisit donc de suivre Jacky qui connait un autre chemin. Après avoir passé un pont un peu branli-branlant, second échec : la prairie est totalement inondée... Demi-tour ! On finira par reprendre les voitures pour aller se garer au niveau de la maison de la mangrove, une sorte d’écomusée, mais elle aussi, était fermée pour cause de travaux... Bon ! On découvrira tout de même un cours d’eau envahi de jacinthes d’eau. Alors pour la petite histoire, on avait acheté cette plante flottante aux jolies fleurs violettes pour mettre dans le bassin de notre jardin à Montoir. Ce n’est qu’après qu’on a su qu’elles étaient envahissantes (comme les laitues d’eau)... Là sur ce canal, impossible de passer en kayak ou en barque ! On avait du mal à croire qu’il y a de l’eau en dessous ! On finira la randonnée là-dessus, on fera nos adieux, puis direction le temple de la consommation : Destreland ! Alors Destreland, c’est un grand centre commercial, comme Atlantis pour ceux qui connaissent. Ce ne sont pas forcément nos lieux favoris mais on devait aller à Décathlon acheter du matériel pour les missions terrain de Florent. On se souviendra par la suite que Baie Mahault est l’épicentre du chikungunya... Et nous, on va dans l’endroit le plus peuplé du coin... On n’a pas été très malins sur ce coup là ! Enfin bref, on rentrera sous les coups de 19h, avec personne sur la route (tout le monde restant chez soi pour économiser son essence). Merci les grèves des stations essence !     Dimanche 2 février Balade en kayak dans la mangrove                                        => VIDEO <= Rebelote, on se lève à 6h30 pour RETOURNER à Morne à l’eau, à 1h30 de chez nous ! Et ce, en pleine grève des stations essence... On a serré les fesses ! Enfin surtout Florent pour aller au boulot toute la semaine. Finalement on arrive pour 8h40, avec personne sur la route. Et oui, nous allons enfin voir les mangroves côté eau, en kayak des mers ! En l’honneur du weekend des zones humides, un parcours a spécialement été conçu pour nous présenter les mangroves. Après des instructions très précises sur le pagayage, c’est en petit groupe de cinq que nous partons à la découverte de la mangrove. Nous, nous avions pris un kayak double, tous les deux en amoureux... On commence donc à pagayer, une première pour nous deux (on avait déjà ramé ! mais pas pagayé !), sur la mer, avec un superbe point de vue sur la ville de « Vieux bourg » qui porte bien son nom. Et on pagaie et on pagaie, jusqu’à passer par un petit trou dans la végétation qui s’avéra être de la mangrove ! On passe ce petit tunnel et pouf, on arrive au beau milieu d’un « lagon », on était coupés du monde, entourés de petits îlots de palétuviers, il n’y avait plus un bruit, plus aucune vague, l’eau était cristalline, wouah ça faisait du bien ! Sans vous parlez des couleurs, le transparent de l’eau, le vert des palétuviers, le beige des racines et le bleu clair du ciel. Premier contact avec la mangrove : EXTRA ! Après, on passera par plusieurs petits « tunnels », on vagabondera d’îlots en îlots, on apprendra plein de choses. Par exemple, on voyait des espèces de rochers blancs dans le fond de l’eau. Et bien on apprendra que ce sont des méduses qui vivent comme des méduses et puis un jour, elles piquent du nez et viennent s’enfoncer dans la vase la tête la première et donc ce qu’on voit ce sont ses tentacules. Et elle vivra comme ça tout le reste de sa vie, en anémone ! Extraordinaire, n’est-ce pas ? On a aussi fait connaissance avec un concombre de mer ! Savez-vous ce qu’est un concombre de mer ? Et bien c’est un petit animal qui vit dans le fond de l’eau, il ressemble un peu à une grosse limace, ce n’est pas spécialement beau mais c’est l’animal le plus pacifique du monde ! Devinez comment il se défend... Il envoie un petit jet d’eau, trop choupinou ! On l’a pris dans nos mains, il était un peu raide et puis il s’est détendu petit à petit, il s’est ramolli et lorsqu’on l’a retourné, il avait la trace de nos doigts sur son ventre ! Florent est littéralement tombé amoureux de ce petit animal, c’est devenu son animal préféré ! Et puis on a aussi vu des étoiles de mer, rien à voir avec celles de chez nous. Lorsqu’on l’a prise dans nos mains, on a été surpris par sa lourdeur ! et puis ça pique ces petites choses là ! On s’est ensuite arrêté sur une plage, la plage de Babin, où nous avons fait un petit tour histoire de se dégourdir les jambes puis on est rentrés, à contre-courant, on en a chié il faut le dire... Mais à l’arrivée, un bon petit planteur frais (rhum + jus de goyave) nous attendait ! Cimetière de Morne à l’eau Avant de quitter Morne à l’eau, nous avons été jeté un coup d’œil à son cimetière (inscrit dans le guide touristique de la ville...). Effectivement, ça valait le coup d’y aller ! C’est totalement différent de nos cimetières français. L’ambiance était un peu glauque... Quand on est rentré on a d’abord été interloqués par les grands caveaux. Ça ressemblait à des maisons miniatures : avec des marches, une porte, un balcon. Tout est recouvert de faïence et on a vu les fameuses tombes en damier noir et blanc, que l’on retrouve assez souvent. Et puis inversement, entre les sépultures assez grandioses, on trouve des tombes formées uniquement d’un amas de pierres surmonté d’une croix... Parfois elles présentaient des traces de cire de bougies consumées. Autre fait différent de la France, les cimetières ne ferment pas, il n’y a pas d’horaires, ni de portes. Les tombes sont disposées directement face à la rue, il n’y avait pas de murs ici. Du coup, il est squatté, on retrouve des bouteilles et des déchets à l’intérieur même du cimetière. Bof bof ! Plage de Babin La plage de Babin nous ayant fait forte impression le matin même, on y retourne pour pique niquer. Il n’y a que très peu d’endroit dans le Grand Cul-de-sac marin pour se baigner puisque tout le littoral est recouvert par la mangrove. Babin n’est pas une « plage » comme on pourrait se l’imaginer, puisque ce sont surtout des cailloux (du tuf) qu’on trouve ici et pas de sable mais de l’herbe. On mange et on se fait une petite balade digestive dans la mangrove. Un chemin en caillebotis installé par le Conservatoire du littoral (big up big up !) permet de se balader au sein même de la mangrove. Sympa ! On peut admirer de plus près les grosses racines, les pneumatophores (qui permettent aux arbres de respirer) et puis les crabes de mangrove ! Après tout ça, on se jette à l’eau ! Sauf que, cette plage est reconnue pour ses bains de boue, du coup le fond était tout vaseux. Berk berk. Florent a fait sa petite chochotte « ah nan, moi je ne me baigne pas là ! » mais siiii aller viens ! On terminera la journée en se prélassant dans l’herbe sous un petit cocotier. Super weekend, mais le lundi matin sera dur dur !  
  • Iguanes

    15 Iguanes
    Hey hey mais qui donc squatte notre jardin ?! Mais, c'est un couple d'iguanes ! Et pas seulement... il y a aussi un bébé (le leur ? bonne question...) ! Ils ont élu domicile chez nous (ou plutôt dans le terrain vague mitoyen) et depuis 3-4 jours, on a pu les observer de près ! Ce qui est assez rare selon le fils de notre propriétaire. Beaucoup de suppositions, on n'est pas forcément des spécialistes de l'iguane vert mais c'est la saison des amours, c'est pour ça qu'ils s'en foutent de nous et qu'on peut bien les observer. Le mâle hoche la tête pour séduire la femelle, ce qui nous laisse entrevoir sa poche sous le cou. (comme sur la vidéo) Ici cette femelle est verte fluo alors que le mâle est vert très pâle, mais suivant le temps et l'ensoleillement, ils peuvent changer de couleur ! Génial non ? On reconnaît la femelle car elle possède moins de piques sur la crête. Ce n'est pas notre premier contact avec des iguanes verts. On en avait déjà vu en balade et sur le bord des routes (parfois écrasé malheureusement). Ceux qu'on a dans notre jardin sont d'un calibre moyen... On en a vu des bien plus gros, à peu près le double !! En général ce sont des animaux assez calmes (sauf lors des combats entre mâles), assez craintifs... mais ils sont surtout INVISIBLES ! C'est pas croyable, ils sont capables de se cacher derrière deux pauvres petites feuilles. Alors quand ils sont dans le manguier on ne vous raconte pas ! On les repère seulement quand ils bougent. En ce moment on a vraiment de la chance de pouvoir les observer d'aussi près et aussi longtemps. Vive la saison des amours !! On trouve deux espèces d'iguanes en Guadeloupe : le vert (Iguana iguana) et l'iguane des Antilles (Iguana delicatissima), beaucoup plus petit et très rare. Il paraît que ça se mange l'iguane... Mais en Guadeloupe, ce n'est pas dans les traditions. Bon ben nous, on vous laisse, on va aller goûter ça !
  • Mission n°1 : Guadeloupe

    60 Mission n°1 : Guadeloupe
    Voilà donc quelques photos de notre semaine de terrain riche en émotion ! Notre mission, nous l’avons acceptée, « mesurer » la mangrove ! *  Semaine du 17 au 23 février  * Lundi 17 Après un weekend complètement à plat (il a quand même dormi TOUTE la journée de vendredi), Florent a du mettre les bouchées doubles pour que tout soit prêt avant l’arrivée de son directeur de recherche, Marc. Ce dernier n’arrivera qu’en soirée après 8h d’avion, 5h de décalage horaire, 2h d’attente pour la voiture de location (qu’il avait réservé !) et après s’être rendu compte qu’il avait pris la valise de quelqu’un d’autre (d'un homme qui ne portait que des slips rouges...). Bref ! On a fêté son arrivée dans un bar au bord de l’eau. Marc restera émerveillé par le fait qu’il n’y ait pas de vent ! Alors que les tempêtes étaient quasiment devenues son quotidien depuis un mois... Mardi 18 Journée débriefing entre Marc, Florent et Marie, sa collègue. Et apéro. Mercredi 19 Aaah c’est là que les choses commencent ! Notre premier terrain mangrove ! On part tôt le matin puisqu’on a tout de même 1h30 de route. On a bien fait vu qu’on s’est perdu, on mettra 3h pour trouver notre première placette paumée au milieu de la forêt. Première journée = journée test -> on a mis en place notre protocole de terrain, du moins on l’a ajusté (il y a toujours des choses auxquelles on ne pense pas !). Pas trop difficile, au niveau de l’accessibilité, on est passés par des champs. Seule difficulté : un petit bois d’arbres très serrés à traverser. Soir : Apér...euh débriefing de la journée Jeudi 20  Rendez-vous au Gosier pour récupérer Marie, la collègue de Florent et... notre bateau ! Et oui certaines placettes étant inaccessibles par la terre, et bien nous avons du passer... par la mer ! On a donc loué un semi-rigide (que Marie a conduit, permis bateau obligatoire), et c’est parti on a remonté toute la rivière salée pour arriver dans le Grand cul-de-sac marin. Après 40 minutes de bateau trop super génial, on arrive à notre point de chute. Et là... la galère commence... Nous ne pouvions pas accoster juste à côté de la mangrove car il n’y avait pas assez d’eau. On a donc « garé » notre bateau à une cinquantaine de mètres du rivage et on descend donc en short dans l’eau. Au début, tout va bien. Jusqu’à ce que notre éclaireur, Marc, s’enfonce dans la vase jusqu’au genou... Oups, bon on va faire le tour, sauf que... pas moyen d’accéder à la mangrove sans passer par cette vase... Bon ben c’est parti, à genou dans 10 centimètres d’eau et 30cm de vase... Et on avance comme ça, le short trempé bien sûr, les chaussures idem. Autre hic, il ne fallait absolument pas que notre matériel ait un quelconque contact avec l’eau... C’est parti pour la chaîne humaine. Enfin arrivés dans la mangrove, on chausse nos bottes et là... Il a fallu marcher SUR les racines aériennes de Rhizophora... Vous comprendrez mieux notre enfer en voyant les photos... Et encore... On a mis plus de 30 minutes pour faire 50 mètres ! A enjamber les racines, passer en dessous, tomber parce que les branches cassent et glissent, s’enfoncer dans la vase en dessous, etc. BREF ! On en a chié... Pour la deuxième placette, le paysage était complètement différent ! Ici, pas de racines aériennes comme pour le Rhizophora, mais pleins de pneumatophores ! Vous verrez sur les photos, des petits bouts de bois plantés dans le sol et bien ce sont les racines de ses arbres qui sortent de terre pour respirer ! Excellent, nan ? Maintenant il faut retourner au bateau, et donc... faire le chemin inverse ! Aïe aïe aïe... dur dur... Ah oui je n’ai pas précisé aussi que chacun avait une de ses mains de prise pour porter le matériel, pas pratique pour se tenir... Une fois arrivés au bord de l’eau, rebelote dans la vase, mais là encore mieux ! A quatre pattes ! Et oui, on s’enfonçait encore plus. Nous n’avions que 15 centimètres d’eau et... 50 centimètres dans la vase ! Et il fallait avancer comme ça, avec de la vase mi-cuisse et jusqu’aux coudes... On a donc mangé notre petit pique nique sur le bateau, tranquilles au milieu du Grand cul-de-sac marin ! Pas mal ! Et puis on a repris le bateau pour remonter la rivière Goyave et trouver nos placettes. Alors là, on a pu accoster directement sur le bord, il y avait un gros trou dans la végétation, c’était royal ! Pas de bain de boue, de grosses racines mais... plein de petits moucherons... Grrr il y en avait PARTOUT ! On rentrera à la maison le cou couvert de petits boutons rouges. Mais quel bonheur de marcher sans devoir tout escalader ! Voulant faire un maximum de placette, on fera le retour en bateau la nuit tombée. Et après l’effort, le réconfort, petite bière chez les Pirates au Gosier... Retour à la maison crevés, dégueux, puants, à 23h... Il fallait encore se doucher, manger, préparer le terrain et les piques-niques du lendemain... DUR ! Vendredi 20 On commence à être rodés, rendez-vous 8h au Gosier, 30 minutes de bateau sauf que... la pluie nous fera la joie de nous accompagner une partie du trajet ! Attention, pas une petite pluie rikiki ! Non non, une bonne rincée pendant à peu près dix minutes. Ensuite, Rhizophora, le RETOUR ! Encore à crapahuter entre les racines et cette fois, on a aussi eu le droit à des petits arbres hyper resserrés, pfiou ! Et puis un petit crachin de pluie de temps en temps histoire de... Ah oui, on s’est aussi « perdus ». On était en pleine mangrove, au milieu de rien, entourés de grands arbres, et... le GPS ne captait pas. On a bien tenté quelques subterfuges : monter aux arbres, accrocher le GPS en haut d’un arbre en pliant le tronc sans le casser (euh... raté !). Masi rien. Alors qu’on désespérait Super Kildine a réussi à détecter un signal GPS ! Ouf ! On ne vous donne pas tous les détails, mais c’était une fois de plus bien compliqué ! On finira nos placettes à 15h30, le temps de remonter au bateau, de manger, de retrouver les nouvelles placettes, de crapahuter dans la mangrove, on aurait commencé à 17h alors qu’il fallait rendre le bateau à 17h30 (et on avait 40 minutes de trajet...). Impossible... bon ben... ski nautique ?? Et oui grâce à un copain de Marie, on a pu embarquer des skis gratos (sans trop savoir si on allait pouvoir en faire...). C’est une totale première fois pour nous deux ! « Aller vas-y ma chérie !! » Bon au tour de Kildine ! Un peu stressée pour le départ car pour sortir de l’eau, il faut faire un démarrage à fond ! Premier essai : échec, elle n’a pas réussi à sortir de l’eau (au contraire elle s’est même enfoncée dans l’eau...). Deuxième essai, un peu mieux et troisième, tadam ! On a une Kildine sur les skis ! Grâce à la vidéo on a pu calculer, elle est restée 3 secondes sur les skis. Mais c’est pas mal pour une débutante ! C’était drôle quand même. Au tour de Florent, premier essai : plouf, normal et dès le deuxième coup, il a réussi à se lever ! Pas mal hein ?! Il avait la banane le petit Florent, un vrai gosse ! Et puis il a fallu rentrer... Kildine a conduit le bateau pendant toute la remontée de la rivière salée (environ 30 minutes). On aura aussi le droit à un magnifique couché de soleil sur les Mamelles (deux montagnes), avec des groupes aigrettes venant effleurés l’eau juste à côté de nous... C’était très poétique comme décor. Et puis on a fini la soirée chez les Pirates. Samedi 21 C’est le weekend, départ 9h. On fera nos placettes en voiture comme au premier jour, rien de spécial, toujours aussi galère... Ca devient une habitude ! On a quand même vu des arbres piquants très bizarres, des gros crabes bleus, de jolis papillons et plein de magnifiques déchets dans la mangrove (grrrr). Ah si, il a pas mal plu ce jour-là, on était beaux... Il y avait des pièges aussi, parfois le sol était dur et pour qui, pourquoi il devenait mou ! Florent s’est fait avoir, il s’est enfoncé bien au dessus du genou : résultat plein de vase est rentré dans sa botte ! Et puis le midi, on pique-niquera au bord d’un cours d’eau, dans la prairie guadeloupéenne, entourés de zébus.   Voilà pour le terrain ! Une semaine hyper éprouvante, on avait des courbatures dans chaque muscle, des bleus un peu partout (Kildine en avait un noir de la taille de son genou...), des égratignures sur les jambes et puis pleins de petits boutons rouges. On a lavé nos vêtements de terrain deux fois et certains sentent toujours la vase... Mais que de souvenirs... On a pu découvrir plein de paysages différents, complètement inconnus, complètement fous ! C’était... GENIAL ! 
  • Mission n°2 : Mayotte

    75 Mission n°2 : Mayotte
    Kwezi à tous ! Pas facile de résumer 10 jours d’immersion dans un autre "pays"... Sur ces 10 jours, on travaillera 7 jours dans la mangrove pour pouvoir profiter au final de 3 jours de tourisme que nous allons vous raconter ici. Voyage à Mayotte, nos sorties touristiques ! Cap vers le sud, pis nan en fait, vers le nord ! Le samedi 15 mars, premier jour où on n’est pas censés travailler ! Youpi ! Direction la grande plage de Bambo Ouest et sa mangrove. Sur le chemin, on trouvera oiseaux, gros crabes mais aussi scinques (que Kildine ne portait guère dans son coeur...). Les choses se passaient plutôt bien jusqu’à ce que la pluie vienne mettre son grain de sel. On rentrera à la voiture... trempés comme des soupes ! On s’arrêtera ensuite à la Plage des trois baobabs. Un des baobabs était tombé et s'était déraciné, c’est assez impressionnant. Des vaches, excitées comme des gosses, nous accompagnerons sur la plage, c’était drôle à voir. On poursuivra notre chemin jusque la "grande ville" du coin, Kani keli, où on verra une jolie mosquée en construction. L’étape suivante était le point de vue de M'ronabeja. On a pris un long chemin boueux assez reculé et peu entretenu, qui s'est avéré super intéressant, on croisera pas mal d’oiseaux et une grosse araignée jaune ! Mais on en ressortira les chaussures trempées. On reprend la route jusque Dapani où on s’est vite empêtrés dans les petites ruelles. L’endroit était un peu craignos, on décide de faire demi-tour. On s’arrête à notre dernière destination, la plage de Saziley, soit-disant une plage magnifique très touristique…tu parles ! C’est plutôt une déchetterie à ciel ouvert ! Ne trouvant aucun restaurant sur notre chemin, on décide de rentrer à l’auberge avant de repartir, cette fois vers le nord. On s’arrête dans la capitale du centre, Sada, et sa grande mosquée. On s’enfonce dans les rues serrées de la ville jusqu’à atteindre la mer. Des déchets à perte de vue. Les poubelles débordaient, le vent et les vagues emmenaient les déchets dans la mer, qu’on retrouvait ensuite échoués plus loin sur la plage. On était choqués ! Finalement on rentrera à l’auberge avec une impression mitigée de ce que l’on aura vu. On terminera la journée à partager un délicieux poisson avec un couple mahorais très charmant, avec qui on passera un sacré bon moment.  Journée entre cratère et lagon Le dimanche 16 mars on s’était prévu une virée sur l'île de Petite terre, on était intrigué par la présence d’un lac dans un cratère de volcan : le lac de Dziani et puis il paraît que les plages là-bas sont "les plus belles de Mayotte". Sauf qu'on n'avait pas prévu qu'il ferait aussi chaud : arrivés à l’embarcadère, on regarde la température… 47°C ! à 10h30 du matin !! Après la traversée en bateau, on croisera des collègues scientifiques qui nous emmèneront au lac (heureusement, parce que c’était bien plus loin que ce que l’on pensait !). Sur la route, Luc nous montre un site militaire très important, avec de grosses paraboles, les plus grandes de l’Océan indien paraît-il et ajoute "voilà pourquoi Mayotte est française".... Après avoir trouvé le petit chemin qui mène au lac, on commence la rando… il fait très chaud… au bout d’une quinzaine de minutes de marche nos tee-shirts sont trempés ! On arrive sur la crête du cratère, vue imprenable sur le lac, et chose étonnante, il est tout vert (Kildine qui pensait bien se baigner, c'est râpé !) ! Les pentes du volcan recouvertes de végétation et avec ce lac, ça nous donne un dégradé de vert surprenant ! Avant de nous laisser, nos collègues nous préviennent des risques liés aux requins à la plage de Moya, car à Petite-Terre, il n’y a pas de barrière de corail pour nous protéger. Ok, on fera gaffe !! Puis on continue notre chemin en amoureux. On fait donc le tour du cratère, en plein cagnard sur les coups de midi, et bien on peut vous dire... on a bien transpiré ! A des endroits qu’on aurait même pas imaginé ! Mais ça valait le coup... La vue sur le lagon était juste magnifique ! Tout en haut de la crête, on trouvera une balançoire. Normal ! Cette balançoire c’est juste la plus cool du monde ! Se laisser balancer, avec d'un côté un dégradé de verts avec le lac et la végétation, de l'autre dégradé de bleus avec le lagon turquoise et l'océan bleu profond, le tout séparé d’un chemin blanc... Le pied ! On pique-niquera avec vue sur une plage superbe. Elle nous narguait... nous, on était tout en haut, on avait chaud, et tout en bas, les gens se baignaient, on bavait ! Aller hop ! On reprend notre chemin. Après quelques passages difficiles, quelques démotivations (« ah ça y est on est presque arrivés ! ah non en fait il faut faire toooout un détour... naaaan ! »), on arrive enfin à la plage de Moya ! Vite, on se déshabille, on se précipite dans l’eau…mais... elle est CHAUDE !! Elle ne nous rafraîchit même pas, mais c’était cool quand même. Deuxième moment « J'AIME LA VIE »...  On se laisse flotter, l’eau transparente est quand même très agréable, on se croirait dans un bain. On était un peu déçus de ne pas voir de tortue... et pouf, on voit une petite tête qui sort ! Et en faisant plus attention, on verra plein de petites têtes sortir ! Même une, juste derrière Florent ! C’était super, mais il fallait bien rentrer à un moment donné... Pour rejoindre la barge on décide d’avancer à pieds, mais finalement c’était beaucoup plus loin qu’on ne pensait, on prendra un taxi… à la mahoraise. On rentre : intérieur en cuir noir et rose, kitsch à souhait, sans ceinture de sécurité, le chauffeur fait un détour pour aller chercher son fils, sur la route on s’arrêtera prendre une troisième personne avec plein de plats énormes. On était bien serrés ! Mais on est quand même arrivés à l’embarcadère. La traversée fut accompagnée d’un magnifique couché de soleil, donnant une teinte rosée à l’île. On est rentrés bien fatigués de notre journée ! Plage de N’Gouja, paradis sur terre ? Dès notre arrivée à Mayotte, un touriste nous conseille d’aller sur une super plage, la plage de N’Gouja. Ni une, ni deux, dès le dimanche matin on y est ! Et on ne sera pas déçus ! A peine arrivés à la plage, on aperçoit un maki !! Puis deux, puis trois et finalement il devait y avoir une vingtaine de petits lémuriens dans les arbres! Waouh, c’était génial ! Grosse rigolade aussi quand on s’est rendu compte que les makis faisaient des bruits de... cochon ! Les petits curieux venaient voir si on leur apportait à manger et ne se gênaient pas pour grimper sur les gens qui avaient des bananes. Emerveillés comme des gosses, on se dirige vers la plage, et on voit pour la première fois des immenses baobabs qui surplombent la plage. Impressionnants ! On finit quand même par chausser masque et tuba, on n'avait pas fini d'être émerveillés ! L’eau, chaude soit dit en passant, était cristalline... Deux minutes plus tard, on aperçoit notre première tortue, mais vraiment à quelques mètres de nous. Super gentille cette petite mère, elle s’est mise à nager à notre hauteur et avec Kildine elles se sont baladées comme ça pendant 5-10 minutes en parallèle, c’était juste magique ! On pouvait même la toucher tellement elle était près, chose impossible en Guadeloupe. Et puis on avance, on voit trois tortues d’un coup ! Du jamais vu ! Elles broutaient tranquilou, à quelques mètres de nous, elles étaient totalement insensibles à l’Homme, elles s’en foutaient de nous ! Sur notre chemin on croisera minimum 9 tortues différentes. Et puis l’herbier (là où mangent les tortues) laisse place aux coraux. Là aussi impressionnant ! Un paysage de coraux totalement différent de ce qu’on connait, des poissons de toutes les tailles, de toutes les couleurs, des curieux, des peureux, des gros concombres de mer, des étoiles de mer, des sèches, la transparence de l’eau nous laissait voir tous ces détails. C’était... superbe ! On avance, on avance, jusqu’à... un trou ! On se retrouve en haut d’une falaise de coraux, le tombant, l’Océan indien devant nous... On ne voyait même pas le fond. A ce moment-là tu es envahi par une sensation de vide, d’immensité, il fait beaucoup plus froid, et tu ne sais pas quelles bébêtes peuvent remonter... C’était vraiment impressionnant ! On reviendra complètement abasourdis et excités par ce qu’on a vu. Quelques minutes plus tard, on laisse nos masques et tubas, on retourne se baigner, on papote avec de l’eau jusque la taille et là une tortue viendra entre nous deux brouter... Comment dire... TROP BIEN ! On retournera plusieurs fois à N'Gouja mais le lundi 17, la marée basse à 10h30 laissait entrevoir une belle matinée pleines de coraux et de tortues. Sauf que la marée basse était TRES basse, il y avait vraiment très peu d’eau, mais l'eau était d'un turquoise ! Les gens allaient super loin et n'avaient de l'eau que jusqu'aux genoux. Si les premiers mètres sont recouverts de sable, ensuite ça se corse avec des coraux morts qui piquent les pieds. Du coup on nage, et oui même dans 40 centimètres d’eau il est possible de « nager », à condition de ne pas trop plier les genoux pour ne pas que ça frotte sur le fond, n’est-ce pas Kildine ? L’eau est trouble, on est à plat ventre on avance avec les mains, et on va tomber nez à nez avec la queue d'une tortue ÉNORME ! Autant vous dire que ça surprend ! Kildine retournera bouquiner sur le sable et Florent de son côté continuera, mais à pied cette fois, sans palmes juste avec le masque, le tuba et la Gopro ! Après quelques heures dans l’eau, il commence à faire faim. Ça tombe bien, il y a un restaurant qui envoie du pâté juste en face de nous. Petit tour dans la boutique de souvenirs où l’on trouvera ENFIN des cartes postales. On mangera ensuite un repas délicieux : cannellonis de fleurs de bananier à l’espadon pour Kildine, et rôti de vivaneau et sa sauce à la vanille pour Florent, un régal ! Tout cela avec vue sur cette plage aux couleurs turquoises...   /!\  Attention, il y a 2 pages de photos, il faut donc changer de page  /!\
  • Mayotte bis !

    56 Mayotte bis !
    Caribou !(ça veut dire bienvenue en mahorais !) Si il fallait définir Mayotte en un mot, on dirait surprenant ! Il y a bien ces fameuses plages de sable blanc, ce récif corallien qui donne des tons turquoises à l’eau, mais tout le reste ? Les gens, la faune, les paysages... on a été plus dépaysés que ce qu’on ne pensait ! Mise à part la végétation, Mayotte n’a rien à voir avec la Guadeloupe. Par quoi commencer... (ces remarques et ressentis concernent surtout le sud de l’île, nous n’avons pas eu l’occasion de visiter le nord et les grandes villes, comme Mamoudzou, restent à part) Première surprise : la terre est rouge ! Ce rouge qui salit rapidement les voitures rappelle les paysages africains, après tout c’est logique, on est à quelques centaines kilomètres du Mozambique, du Kenya et de Madagascar. On a bien senti qu’on était en Afrique sub-saharienne que ce soit dans les tenues des gens, leur culture, les paysages ou encore la phonétique, nous étions en Afrique ! Kildine a adoré les noms des villes, on trouvait ça très joli : Bouéni, Kani Kéli, Nyambadao, Mamoudzou, Dzaoudzi, Malamani, M’ramadoudou, Coconi, et on en passe ! Et puis il y avait des baobabs !! Quelle surprise ! Les gens, la culture : nous qui venions de Guadeloupe, le pays où les gens sont les plus chaleureux du monde (non non on n’est pas chauvins !), on a été surpris par le fait que les gens ne disent pas bonjour, ne nous abordaient pas. On s’est dit « ah ils ne sont pas très sympas ces mahorais ! ». Alors qu’en fait pas du tout ! Ils sont beaucoup plus réservés que les guadeloupéens, et ont une certaine "peur" de déranger (enfin c’est ce que nous, on a ressenti). On a eu l’occasion de dîner autour d’un poisson avec un couple de mahorais super sympas et un autre super gentil mahorais a guidé patiemment Kildine pour faire son créneau (no comment !). La religion : on savait que la population est majoritairement musulmane, qu’on allait entendre l’appel à la prière, mais dans notre tête c’était plus musulman version Tunisie, Maroc alors qu’en fait le pays est très africanisé. Les habits et traditions sont différents de ce qu’on avait pu s’imaginer. On a vu des mosquées aussi, mais très sobres, si il n’y avait pas un petit panneau, on aurait pris ça pour de simples maisons. Dans les quelques grandes villes, c’est différent, les mosquées sont plus grandioses. On a aussi été surpris de trouver le Coran (avec dorure et tout) en vente dans de toutes petites épiceries (où on ne trouve pas grand chose) !  les vêtements : les femmes portent l’habit traditionnel le salouva (robe en tissus aux couleurs et motifs africains ou modernes) et souvent le kishali (le voile, accordé au salouva). Bien sûr, toutes les femmes ne s’habillent pas comme ça, mais on a été étonnés de voir que la majorité des femmes le porte. Faut voir la beauté des tissus qu’elles paraient ! Magnifiques ! Quant aux hommes, les signes religieux sont moins présents, quasiment tous s’habillent comme nous, à l’occidentale. Cependant certains portent le kandziou (nous on appelait ça une « djellaba ») et le koffia (un petit chapeau carré). Au final, les tenues vestimentaires semblent être portées plus par tradition ou tout simplement parce que c’est joli, que par conviction religieuse. En tout cas c’est ce qu’on a pu ressentir ! Chose surprenante également, ce sont les masques d’argile qu’arborent les femmes, les Msindzano. On pensait que cette coutume était aujourd’hui marginale, et bien pas du tout ! Beaucoup de femmes et de jeunes femmes le font ! Ce « masque » qu’elles s’appliquent sur le visage, les protègent du soleil mais est aussi utilisé pour des raisons esthétiques. la langue : à Mayotte, on parle majoritairement le mahorais. On est contents, on a appris quelques mots ! Si a priori dans un département français, tout le monde parle français, et bien cette évidence, n’est pas si évidente... Notre hôte ne comprenait pas tout ce qu’on disait et un enfant de 10 ans nous a demandé de lui lire une étiquette... la faune : quelle surprise cette faune totalement différente de la notre ! On avait hâte de trouver des petits makis, ces lémuriens sauvages. Oh la la qu’ils sont mignons ! Et super curieux ! Ils viennent vers nous, nous fixent de leurs grands yeux oranges, nous sniffent pour voir si on n’a pas une petite banane pour eux et puis voyant qu’on n’a rien, ils retournent faire leur vie. A N’Gouja, on peut les toucher, parfois même les caresser (c’est troooop doux !). Certains de ces animaux vont sur les touristes qui leur donnent à manger (mais notre conscience nous a interdit tout nourrissage afin d’éviter toute dépendance envers l’homme). Après avec un œil plus aiguisé, on s’est rendu compte qu’il y avait des makis un peu partout cachés. Que ce soit sur les fils électriques, dans un arbre en face de chez nous, ou traversant tranquillement la route, on en voyait pas mal.Autre grosse surprise : les chauve-souris appelées Roussettes. Au départ on croyait que c’était de gros oiseaux, quand on s’est aperçu que c’était des chauve-souris on n'en revenait pas ! Elles sont tout simplement énormes, ailes déployées elles font plus de 50 cm de large ! Super mignonnes ces petites boules de poils dorées ! On en voit partout sur l’île, et en plus... elles volent le jour ! Pour nous, une chauve-souris ça vivait la nuit et bien pas forcément.Autre bébête : les geckos !! Il y en a pas mal sur l’île. Rien qu’un matin on en a vu trois en prenant notre petit déjeuner ! Petite déception : on ne verra ni requin, ni caméléon, ni raie manta. Mayotte n’est pas encore une destination touristique, clairement ! Il y a des signes qui ne trompent pas : très peu des restaurants, absence de boutiques de souvenirs (on a galéré pour trouver des cartes postales !!), peu d’hôtels, peu de loisirs, pas de marché, peu de pancartes, etc. Ce qui a du bon comme du mauvais ! Le bon c’est que les paysages sont encore bien préservés ! Les plages ne sont pas envahies de restaurants, boutiques ou autre bâtiment. Le mauvais c’est que vu qu’il n’y a pas de touristes, il n’y a également pas de réglementation : on a pu voir des voitures circuler carrément sur la plage ou encore des plages poubelle. Une autre chose nous a frappé à Mayotte...la pauvreté. Les routes sont bordées de cabanes en tôles (quasi bidon-ville), de vendeurs à la sauvette, sans parler de l’absence d’infrastructures (trottoirs, ronds-points, barrière de sécurité, éclairage), l’eau du robinet n’est pas vraiment potable, on a vu des gens laver leurs linge dans la rivière, des enfants nous ont demandés de l'argent ou à manger, sans parler de l’état des routes, d'internet, etc. Nous sommes pourtant... en France. De nombreux faits, que l'on pourrait longuement développés, expliquent ces différences. les vols : un gros problème à Mayotte, ce sont les vols ! Sur les forums, les internautes nous mettaient en garde. La première personne avec qui on a parlé sur place, nous a dit « surtout faites attention aux vols, ne laissez rien en évidence dans la voiture ». Bon... A la plage, nous étions accueillis par de grands panneaux avec écrit : ne laissez rien dans vos voitures, ne laissez rien sur la plage, n’amenez aucun objet de valeur... Ca refroidit... Les mahorais avec qui on a mangé nous a dit « des touristes prenaient des photos en pleine rue ! tu te rends compte, ils n’ont pas peur pour leur appareil ceux-là ! ». On s’est dit que les principales victimes devaient être les touristes mais pas du tout ! Tous les mahorais sont touchés ! Abdoul, notre hôte, s’est même fait volé ses serviettes de toilette qui étaient à sécher... Super ! Du coup, on a fait TRES attention... On n’emmenait pas l’appareil photo à la plage et il fallait constamment surveiller ses affaires. Bof. Apparemment, laisser sa voiture dans la capitale, Mamoudzou, c’était super risqué, mais on l’a récupéré sans une seule égratignure.   Marahaba pour votre attention ! Kwahéri !
  • Une plongée à Malendure

    15 Une plongée à Malendure
    La plage de Malendure c'est d'abord ça : Au premier abord, une plage de sable noir avec quelques cocotiers, pas mal de monde, d'attrape-touristes et de bateaux. Une plage plutôt bien mais rien de bien folichon. Puis... vous rentrez dans l'eau, armé de votre masque-tuba-palmes, et là... tout le charme de Malendure s'opère. L'eau est transparente, on voit ses pieds, mais surtout les poissons et ce, dès les premiers mètres ! Ils sont tout d'abord gris-argentés et puis plus tu avances, plus il y en a et plus leurs couleurs t'émerveillent. Et puis tu nages, tu sais qu'il y a des tortues par ici, mais bon il faudrait être chanceux pour en voir une. Sauf que cinq minutes plus tard... tu vois ta première tortue, tranquille à brouter, elle fait sa vie, pas du tout effrayée, elle reste en dessous toi ! Bref c'est ça la plage de Malendure ou la Réserve Cousteau. Voilà ce qu'on avait raconté aux parents de Kildine, on les y emmènera dès le premier jour. Sauf que... ça ne se passera pas comme ça. L'eau était TROUBLE ! On ne saura jamais pourquoi, mais on voyait que dalle ! Petite déception pour Kildine, mais finalement ce sont les aléas de la nature, si on savait qu'elle est toujours belle, on n'apprécierait moins ! On est quand même restés quasiment toute la journée sur cette plage, nos touristes ont découvert le sandwich local, le bokit ! ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ Le séjour des parents continue, mais il faut absolument qu'on retourne à Malendure. Ca tombe bien, on doit y aller faire notre... baptême de plongée bouteille !!! Alors pour la petite histoire, ça faisait un moment que cette idée nous taraudait l'esprit (dès qu'on a su qu'on partait en Guadeloupe ^^), et on voulait offrir ce joli cadeau à Jean-Mi pour son anniversaire. Donc, ben... c'est parti ! On s'est lancé ! Non sans une certaine appréhension, comme tout ce qui est nouveau et potentiellement dangereux, il ne faut pas l'oublier. Personne n'est enrhumé ? Personne ne prend l'avion demain ? Personne n'est enceinte ? Bon ben... let's go ! Ce vendredi 18 avril 2014 restera graver dans nos mémoires. Je pense. Isabelle pas très à l'aise avec le tuba préférera rester à terre. Nous, on enfile notre combinaison de pro, en veillant à ne pas être trop serré (n'est-ce pas Jean-Mi ?) et hop, on grimpe sur le bateau ! C'est pendant ce trajet que nous sera expliqué toutes les choses à savoir notamment le "langage des signes" et aussi la régulation de la pression de l'eau dans les oreilles (très important). Après 10 minutes de bateau, on arrive aux îlets Pigeon. Du fait que nous étions assez nombreux, on part tous les 3 en palme-masque-tuba explorer les horizons en attendant notre tour. Déjà là... on était pas déçus ! L'endroit s'appelle "la piscine"... On vous laisse imaginer... Kildine est littéralement tombée amoureuse des balistes noirs et de leur nageoire ondulante. Sans oublier les coraux super bien préservés. Puis vient le moment fatidique... "Il y a une place qui se libère, qui y va ?"... On se regarde... "Aller Papa c'est pour ton anniv, vas-y en premier". C'est donc Jean-Mi qui se lance en premier et assez rapidement (on ne le verra même pas partir !). Et quelques minutes plus tard "Deux places de libres !!"... Wouhou ! A nous ! La monitrice commence par équiper Florent : petit gilet de stabilisation (gonflable), bouteille avec 2h d'air, manomètre, bathymètre et enfin... détendeur (le truc pour respirer) et... il se jette à l'eau. Lorsqu'il est remonté, on a retrouvé un gamin !! Tout foufou ! "Je peux respirer sous l'eau YOUHOU !". Bref, super moment. Ensuite même punition pour Kildine, nikel pour respirer en dehors de l'eau, mais dans l'eau... c'est différent ! On est restés tous les deux accrochés à notre bouée en flottant, histoire de se faire à notre matériel (mine de rien bien encombrant) et notre nouvelle façon de respirer... Et enfin, un moniteur arriva... On révise les signes et c'est parti ! Kildine part avec son gentil italien Francesco et Florent part avec le moniteur sans nom mais tout aussi gentil. Le moniteur commence par dégonfler le gilet, petit à petit, on nage la tête en avant pour pouvoir s'enfoncer dans l'eau. Tu te concentres sur ta respiration et puis rapidement tu te rends compte que tu n'es jamais allé aussi profond sous l'eau. Tu regardes au dessus, il y a pas mal d'eau au dessus de ta tête mais pas assez pour que ce soit étouffant. Et tu descends... Tu croises de plus en plus de poissons, de plus en plus gros, et tu descends, jusqu'à arriver pas très loin des coraux... Et là... c'est juste MAGIQUE... Indéfinissable comme sensation, vous êtes dans un autre monde. On observe tout autour de nous... même si on reste assez empoté avec ce matériel. On se croisera tous les trois sous l'eau ! Les garçons armés de leur gopro filmeront même Kildine à faire des galipettes avec Francesco. Enfin bref, c'était GENIIIIIIAL !!!! On ne vous en dit pas plus mais les 30 minutes sont finalement passées vite et on ira jusqu'à 6 mètres de profondeur. Kildine aime se la péter parce que les deux gars étaient tenus par leur moniteur mais pas elle ! Hey hey la classe à Dallas ! Bref, on est remonté, ébahis, excités, même un peu assomés par tout ce qu'on venait de voir ! Après avoir bu notre planteur, on retourne auprès d'Isabelle, avec des images plein la tête ! On est restés sur la plage de Malendure tout l'après-midi, ben oui, les parents n'avaient toujours pas vu de tortue... On est donc parti sur notre plage secrète, avec un peu d'appréhension puisque l'eau n'était pas super super claire... Suspens... Est-ce qu'Isabelle et Jean-Mi vont repartir de Guadeloupe sans avoir vu de tortue ? Mais noooooon !! Après cinq minutes de nage, Florent en trouve une, puis deux ! Elles restaient dans le fond à brouter. Et alors, quand l'une d'elle a commencé à remonter à la surface pour respirer, moment magique, retour en enfance pour Isabelle "elle remonte, elle remonte !!!! Elle va sortir sa tête !!! Ouuuuuh ", je crois qu'on devient tous un peu gaga quand on voit notre première tête de tortue sortir de l'eau, vous verrez... Et voilà, on finira la journée en dégustant des chichis sur la plage... Une journée riche en émotions... Pour plus de photos de poissons, n'hésitez pas à faire le quizzUne vidéo arrivera un jour
  • Voyage au coeur de la forêt

    35 Voyage au coeur de la forêt
    Deuxième jour avec les parents, ambiance totalement différente : on plonge cette-fois dans la forêt tropicale. Un jour, la mer, le lendemain les terres ! Alors que Florent part au boulot (ben oui il faut bien !), nous on part, direction les hauteurs : les chutes du Carbet. Sur la route, plus on avançait, et moins il faisait beau... On se dirigeait tout droit vers le gros nuage gris... Les mines commençaient à se crisper jusqu'à... ce qu'on arrive dans la forêt ! Waouh ! La route serpentueuse (et pas très large), nous mène directement dans un monde de verdure, de végétation démesurée, de lianes et d'humidité. Bon là, c'était vraiment bien humide ! Mais franchement, c'est une des facettes de la Guadeloupe qui mérite aussi d'être découverte. Parce que oui, ici il pleut (Quoi ?! il pleut en Guadeloupe ??), mais il ne fait pas froid, il n'y a pas de vent, un bon k-way et on peut quand même en profiter, c'est différent de notre climat breton. Une fois arrivés à destination, c'est parti pour 3h de marche aller-retour (normalement...). Qui dit chutes d'eau, dit dénivelé, qui dit dénivelé dit ça va grimper les zamis ! Et effectivement... fastoche au début, puis ça se complique et finalement, on finira sur les rotules !! On a bien crapahuté, sérieux ! Même Kildine qui commence à être habituée aux chemins déglingués, celui-là... il était pas mal ! On a eu droit à une bonne pluie tropicale aussi à un moment... Kildine avait dit à tout le monde de prendre son k-way mais... avait oublié le sien... Pendant tout le trajet, on a eu un super paysage, certes on avait aucun panorama (et oui on était dans les nuages) mais on était totalement immergés dans la jungle, dans la nature et les parents ont grave kiffé la végétation (pour les moins jeunes, ça veut dire les parents ont apprécié la verdure ). Ils ont surtout été surpris (totale découverte), ébahis par la taille des plantes (en hauteur et en largeur) et ont adoré les fleurs, en particulier les balisiers que l'on trouvait à l'état sauvage un peu partout le long du chemin. Malheureusement avec l'humidité, nos photos sont floues... Ce sont enchaînés escaladage, crapahutage, grimpage, passage à gué (passage d'une rivière les pieds dans l'eau) pour enfin arriver en bas des chutes du Carbet ! Alléluia ! Finalement on ne verra pas le haut de la cascade, caché dans les nuages, mais rien que le bas c'était impressionnant. On s'est aventuré au pied de la chute et ben on peut vous dire, qu'on avait froid et surtout qu'on ne s'entendait plus... On a finalement mis... 3h rien que pour l'aller !!!! (oui oui alors qu'il était prévu de faire 3h aller-retour). SAUF qu'il était maintenant plus de midi, que nous n'avions pas emmené nos piques-niques avec nous et qu'il fallait qu'on se retape 3h de descente l'estomac creux. On n'a pas fait les rigolos... Soulagement une fois arrivés à la voiture et en plus, avec un temps dégagé. On s'installe tranquilou sous un carbet pour manger notre pique-nique, seuls au monde. Seuls ? Non, il y a d'abord eu les Sporophiles (des oiseaux) qui nous ont rejoint avec comme objectif de nous chaparder quelques bouts de pain, puis un oiseau à l’œil bizarre (que Kildine n'avait jamais vu) et enfin... une mangouste ! Les mangoustes ce sont des espèces de belette qu'on ne voit que très furtivement traverser un chemin. Sauf que là, elle venait tout près de nous ! Elle aussi attirée par la nourriture, n'hésitait pas à s'approcher pour un petit bout de sandwich au pâté. SUPER ! Puis un petit, beaucoup plus craintif, s'est joint à nous. Voir des mangoustes d'aussi près, c'était assez inespéré ! Une fois notre faim assouvie (ou pas), on s'arrête au Grand étang. Un paysage tout de vert, c'était joli. Isabelle et Jean-Mi ont aussi pu faire connaissance avec les anolis (ces lézards plus ou moins verts qui gonflent leur gorge). Quelques photos et on repart. On finira la journée au Fort Delgrès (rien à voir avec les chutes !) et au jardin du boulot de Florent à la découverte des fruits guadeloupéens. Une bonne journée quoi ! Bon, le lendemain les filles marchaient comme des vieilles ("aïe aïe aïe ma cuisse", "je n'arrive plus à tendre mon mollet !", "comment je fais pour me relever ?") Et les courbatures qui font super mal ont duré pendant plus de 3 jours... PS : Je vous interdis formellement de vous moquer de nos coiffures...
  • Plages au nord de l'île

    26 Plages au nord de l'île
    Après deux jours sur notre jolie île de Basse Terre, allons faire découvrir les plages du Nord à Isabelle & Jean-Michel. On commence par la plage peu touristique de Tit'Anse à Pointe-Noire (vous vous souvenez, la plage préférée de Florent !). On s'installe tranquilou sous un catalpa, le soleil est au rendez-vous, tout va bien, mais qu'est-ce qui va venir perturber les plans de Kil aujourd'hui... Et bien rien ! L'eau était claire, les parents ont pu voir leurs premiers poissons ! Et ce, dès les premiers mètres, pas besoin de nager, ils sont à nos pieds ! Et puis Isa et Jean-Mi ont pu aussi voir leurs premiers coraux ! Super surprise ! Ils sont restés un petit moment à observer les quelques coraux du coin pendant que Kildine rigolait dans sa moustache... Et oui, ce n'était rien comparé à ce qu'ils allaient voir plus loin !! Première approche du monde sous-marin : réussie ! Cette plage n'est certes pas très grande mais elle a tout pour plaire : eau claire, sable fin, ombre, cocotiers, falaise, joli paysage mais aussi supers fonds marins (ce qui est plutôt rare !). Du coup, on n'avait pas envie de partir et on est restés manger dans un ptit restau bien sympatoche avec une très jolie vue sur la plage. Les petits zozios se sont joints à nous et nos touristes ont pu goûter leurs premiers acras ! Qui étaient délicieux soit dit en passant. En fin d'aprèm, on décide tout de même de pousser encore plus au nord, jusqu'aux célèbres plages de Deshaies. Le sable est différent de ce qu'on a pu trouver jusqu'ici, il est couleur plutôt doré, ni noir, ni blanc, ni comme en métropole, il est "beige-caramel". On se baladera sur la longue plage de la Perle... Mais il ne faut pas tarder, on a 1h30 de route et il faut aller chercher le ptit Florent au boulot. On retournera en fin de séjour à cette jolie plage de Tit'Anse avec Florent, mais elle avait une toute autre allure puisque... c'était le lundi de Pâques ! A Pâques, les guadeloupéens ne vont pas chercher les cocos dans le jardin ! Les cloches ne passent pas ici mais toute la famille (la famille au sens large, tante, cousin, etc.) se retrouvent sur la plage pendant TOUT le weekend de Pâques. Ils campent sur les plages, pique-niquent sur les plages, installent de la sono, des barbec, etc. Pas beaucoup de place sur le sable pour les ptits touristes mais surtout peu de place pour garer la voiture, on est restés toute la journée à contre-coeur (LOL !) parce que, pas une, ni deux, mais 5 voitures bloquaient la notre !
  • Jardin créole et rhumerie

    43 Jardin créole et rhumerie
    Alors, hier plage donc aujourd'hui.... TERRE ! Vous suivez toujours ?Et même mieux, on va aller se cultiver un petit peu ! Le jeudi, on part pour les hauteurs, plus précisément au domaine de la Grivelière. Après avoir emprunté une route assez chaotique (avec le panneau "obligation de klaxonner"), on arrive dans cet écrin de verdure avec une rivière en contre-bas. Sympa, mais on se dépêche, la visite guidée n'attend pas ! On passe tout d'abord par le jardin créole, à la découverte des fruits comme le jaque, le noni (le fruit le plus puant au monde, Isa & Jean-Mi ne vous diront pas le contraire) ou encore la christophine. Pour que ce domaine totalement isolé puisse vivre en autarcie, sont aussi cultivées des herbes aromatiques et médicinales (Constipé ? Laissez massérer du romarin dans du rhum puis buvez ! Vous verrez, vous irez beaucoup mieux ! LOL). Le petit sentier nous mène aussi à la rencontre de fleurs comme le balisier, l'alpinia, le vanillier ou encore les pinces de crabe.  Mais surtout on est là pour découvrir la fabrication du café ! Après avoir vu qu'un caféier ressemble à... un petit arbre lambda, tout rachitique, on déambule entre les bâtiments rénovés à l'ancienne pour comprendre les différentes étapes de la fabrication. Super intéressant ! Puis on visite la maison du maître toute retapée elle aussi, et on finira par la... DÉGUSTATION ! Aïe aïe aïe... Que ce soit le chocolat chaud (avec cannelle, muscade et tout le tralala bien sûr !) ou le café, un délice ! On fait le plein de ravitaillement, on retourne dans le jardin histoire d'en profiter un max et les aventuriers se remettent en route. Isa & Jean-Mi font totalement confiance à Kil qui les emmène dans un endroit mystérieux. Enfin, vu le décor, ils se sont vite doutés qu'ils allaient attérir près de la rivière ! Et en effet, un petit chemin au milieu de la "montagne" si on peut appeler ça comme ça, les a menés à traverser des rivières (pas toujours facile !), à découvrir des bambous bien mastocs, les vaches-zébus, et enfin à pique-niquer au niveau d'un petit barrage. Et on continue jusqu'à la ravine Paradis, mais un peu de marche avant tout cela. Au départ le sentier était bien dégagé mais... c'était trop simple à notre goût, c'est pour cela que ça s'est compliqué un peu après ! On était dans la jungle, la vraie, on a enjambé des gros bambous, grimpé quelques rochers, admiré de magnifiques balisiers pour enfin arriver à la rivière. Une piscine naturelle ! Malheureusement, on était totalement à l'ombre, l'eau était... gélée, se jeter dedans n'était pas chose facile, l'un d'entre nous y a même renoncé (je tairais son nom mais ça commence par I et ça finit par "zabelle"). Et puis retour à la maison ! Peu de photos de la Grivelière, pour la simple et bonne raison que nous voulons garder un peu de surprises pour nos futurs touristes ! ****************************************************************************************************************************************** Le lendemain, si vous suivez toujours, on va côté... TERRE ! Eh eh c'était un piège ! Kil ayant un petit coup de mou par rapport à son fucking méga herpès, on reste dans le coin, on va vister la rhumerie Bologne, à 5 minutes de chez nous ! Là aussi visite guidée, alors pour ceux qui ne savent pas le rhum est fabriqué à partir de canne à sucre, donc aperçu des champs et après direction l'usine. Très intéressant là aussi. Et puis comme de coutume, on finit par la traditionnelle dégustation. Alors rhum blanc, ambré, vieux, industriel, agricole, chevalier St Georges, on se mélange vite les pinceaux ! On a aussi pu goûter le punch-cacao, le punch cerise pays et le jus de canne. Et forcément, ravitaillement là aussi pour emmener en métropole (pour les intéressés, le litre coûte trois fois moins cher ici). Voilà ! Deux jours à faire fonctionner notre petit cerveau... Aller demain plage paradisiaque
  • Grande Terre et ses plages "carte-postale"

    40 Grande Terre et ses plages
    Envie de rêver ? Envie de voyager ? Envie de baver ? Voici quelques plages de sable blanc de l'île de Grande Terre... Direction l'une des villes, si ce n'est LA ville, la plus touristique de Guadeloupe : Gosier ! A 1h30 de chez nous, c'est là qu'on trouve les plages "carte postale" avec sable blanc, eau turquoise et cocotiers. Mais si, vous vous rappelez, la plage que vous vous êtes imaginé quand on vous a dit qu'on partait vivre en Guadeloupe, et bien ce n'est pas un mythe. La couleur de l'eau nous a ébloui lorsqu'on est arrivé, pfiou c'était magnifique... Avec vue sur le charmant Ilet Gosier et son phare... Le paysage était superbe. Après, l'eau était transparente mais aucune vie animale ni végétale à noter. Du coup, ce sont vraiment des plages de farniente totale ! De bronzette ! D'ailleurs, il y a beaucoup plus de métropolitains dans cette partie de l'île. Après avoir bien profité, on repart un peu plus loin pour la ville de Ste Anne et sa plage : la Caravelle. Là aussi, superbe paysage mais.... BEAUCOUP DE MONDE !! Genre très beaucoup ! On ne savait même pas où s'installer, du touriste sous chaque cocotier. Mais qu'est-ce que c'était beau... Isabelle & Jean-Mi ont aussi pu observer de près des iguanes !! Même pas peur (ni les iguanes, ni les parents !), ils se baladaient tranquilou près de la plage.Après avoir enfin trouvé notre petit cocotier, baignade. Et là, on se dit que les cartes postales c'est bien joli, mais finalement, pour casser les clichés, il y avait donc beaucoup de monde (avec un club med à côté, de la musique pour les cours d'aquagym, ce n'est pas trop notre kiffe), des oursins, des courants et l'eau n'était pas super chaude (bon elle n'était pas froide non plus). Tout ça pour dire qu'on a beaucoup aimé cette plage, mais sur les images google il y a des détails qu'on ne soupçonne pas ! Nous sommes aussi là pour vous montrer l'envers du décor mouahahah ! En fin d'après-midi, après avoir mangé notre sandwich sauce chien, on voulait montrer une autre plage aux parents, celle de St Félix (oui oui on a déjà mis des photos de cette plage sur notre site). C'était beaucoup moins touristique, beaucoup plus calme. Les parents ont pu goûter au légendaire sorbet coco, qui ne les a pas déçus ! On a aussi pu assister à un petit concert improvisé de gwo ka, on a rencontré un berger sur un scooter qui gravaient des calebasses, un bernard l'hermitte, des vaches, des palétuviers, des pélicans qui plongent pour manger, et plein d'oiseaux des zones humides. Et puis il a fallu rentrer à la maison. Petite précision : Aucune de ces photos n'a été retouchée ! L'eau est vraiment de cette couleur
  • Les Saintes

    35 Les Saintes
    Le lundi suivant, nous prenons le bateau pour rejoindre les non moins connues îles des Saintes. Jusqu'ici, nous avions l'occasion de les admirer de la Basse Terre, mais en seulement 30 minutes de bateau, on y est ! On accoste sur l'île de Terre de Haut (une des îles formant Les Saintes) et dès notre arrivée, on peut admirer la baie classée comme " l'une des plus belles du monde ". Effectivement l'eau bleue turquoise, la charmante ville colorée et les montagnes toutes sèches ne nous laissent pas insensibles. Mais avant de profiter de tout ça, il faut d'abord s'occuper de louer une voiture électrique ou un scooter. Comme vous vous en doutez, après avoir sillonné le village, plus aucun moyen de transport disponible... scheiße... Bon ben après tout, cette petite île de 5km² doit être parcourable à pied ! Ouiii bien sûr... Sauf qu'il faisait TREEEEESSS chaud ! Le climat est beaucoup plus sec que sur notre île ! (la pluie nous manquait !) Sans oublier que les routes sont très... comment dire... vallonnées ! Aïe Aïe Aïe... Notre langue pendait par terre... Ouais on en a chié... Hein Isa et Jean-Mi ??!  On est enfin arrivé à la célèbre plage du Pain de sucre, tout en sueur, on avait qu'une hâte, c'était de courir dans l'eau ! Malheureusement, beaucoup de touristes avaient eu la même idée que nous et la toute petite plage était bondée ! Mais vraiment ! Les serviettes étaient à touche-touche !! C'est pas grave, nous on va dans l'eau. Une fois de plus, on s'est régalé en PMT (palme-masque-tuba), pleins de jolis poissons, pas mal de poissons-trompette et tout et tout. Les gars ont entrepris de faire le tour du pain de sucre à la nage, qui était plus large qu'ils ne pensaient. Après une petite heure de bronzette pour les filles, les gars reviennent enfin tout contents, mais bon, il faudrait peut-être penser à aller manger ! Direction le centre : on savait qu'il nous restait pas mal de route à faire, sous la chaleur... Tant pis, on s'arrête au premier restau qu'on trouve, on avait cro faim. On goûtera donc une salade saintoise composée de crudités mais surtout de boudin, de christophine, d'un pané de lambi, de banane plantain et d'oranges, tout ça dans un décor limite idyllique (avec colibris et sucriers en prime). Cette fois, il faut vraiment redescendre et traverser ce désert qui nous attend ! Finalement, on le prend avec philosophie et on a eu moins de mal ! On a croisé les fameuses chèvres de l'île, mais aussi une flore bien spécifique de ce milieu, une flore xérophile (comme les cactus). Le village est très fleuri, que c'est joliiii.Puis on arrive sur la mignonne plage de l'anse Mire. On se baigne rapido, on observe un pêcheur découper les produits de sa pêche (notamment des espadons et des daurades : impressionnants !) et puis il faut déjà reprendre le bateau... Snif snif... La prochaine fois on s'y prendra mieux pour profiter au maximum de cette jolie île pleine de charme...
  • Notre volcan, la Soufrière

    17 Notre volcan, la Soufrière
    19 Avril 2014 - Le jour où... on a cru qu'on n'allait jamais revenir Les parents ne pouvaient quitter la Guadeloupe sans avoir grimpé... la Soufrière ! Oui oui, toi aussi petit touriste tu l'escaladeras très prochainement ne t'inquiètes pas ! La voyant de chez nous, on savait qu'on allait tout droit dans les nuages. Et oui la Vieille dame (c'est son petit nom par ici) est trèèèès capricieuse, et se laisse entrevoir que très rarement. Ça fait aussi partie de son charme ! Avant de nous raconter notre aventure, petit récapitulatif :La Soufrière est donc un volcan toujours actif. La dernière grosse éruption date de 1976 où tout le Sud Basse-Terre (70 000 personnes quand même) a été évacué pendant près de 4 mois. Le risque est toujours présent mais elle est très très surveillée. On craint plus les séismes qu'une éruption. Le sommet culmine à 1467 mètres, ce qui fait de la Soufrière le plus haut point des Petites Antilles (big up big up !). Sinon, c'est un bébé volcan, il est tout jeune, il n'a que 200 000 ans.Voilà, vous savez tout ce que vous devez savoir ! Nous avons donc emprunté un sentier balisé qui commence à 900 mètres d'altitude, armés de nos chaussures de rando et de... nos k-way (il fait déjà beaucoup plus froid qu'en bas). On pénètre tout d'abord dans la forêt tropicale, bien humide, sur un chemin bien raide. Et d'un coup, on arrive au milieu d'une plaine, la "savane", plus d'arbre, que de la prairie, changement de décor ! Là, le chemin se complique un peu et la végétation est de plus en plus surprenante, le flanc de montagne est tapissé de : mousses, sphaignes, lycopodes, ananas sauvages et autres, les couleurs sont super jolies. Et ah oui petit détail, ça pue. Comme son nom l'indique la Soufrière dégage du... SOUFRE ! Ça sent donc l’œuf pourri à en piquer les yeux de Jean-Mi.On passe des failles, des anciennes coulées de lave, et ça se complique toujours plus et surtout, il pleut de plus en plus. Jusqu'à... le virage de la mort... (ce n'est pas son vrai nom, c'est nous qui l'avons appelé comme ça). On se retrouve face à un vent... à décorner des bœufs, il pleut... des cordes et il faut limite escalader les rochers. Bref, c'était chaud patate ! On n'en voyait plus le bout, on était dans la brume, trempés, et on marchait. Heureusement, une fois arrivés tout en haut, un espèce de bunker nous attendait. On a donc pu se réfugier quelques instants avant de ressortir (hey oh on voulait quand même voir le cratère). On n'a jamais vu un vent pareil, je vous jure ! Les deux filles se baissaient pour pouvoir avancer, s'accrochant à tous les rochers qu'elles trouvaient. Kil pensait s'envoler et Isa imaginait que son k-way allait se déchirer !!! Impressionnant. Et puis arrivés au cratère, on ne verra... RIEN ! Trop de brume. Tant pis ! Les deux filles frigorifiées retournent au bunker pendant que les gars commencent à faire le tour du cratère. Ils verront des nuages de soufre et des paysages étonnants. On pique-niquera dans le bunker, puis il fallut redescendre... La torture ! C'était hard. Mais une fois passé le virage de la mort, c'était beaucoup mieux ! On mettra un peu moins de 2h pour redescendre et on finira notre journée dans les bains jaunes. Ces bains (ne sont pas jaunes) sont directement alimentés par la Soufrière et donc l'eau est ... chaude ! Sympa ! Jusqu'à ce qu'il se mette à pleuvoir... Là aussi, des cordes, on pouvait à peine ouvrir les yeux et impossible de sortir de l'eau, il faisait trop froid ! Alors on est resté un petit moment comme ça, à attendre que ça se calme avant de rentrer à la maison où il faisait super beau ... Conditions extrêmes, cette journée restera mémorable !
  • VTT des mers

    28 VTT des mers
    Super journée du 16 avril en VTT des mers  Après une bonne heure de route, on embarque avec un groupe d'une vingtaine de personnes sur des VTT des mers : des pédalos avec un pédalier (et une hélice !), direction le Grand cul-de-sac marin. Oui, on part tout droit vers la mer. Un peu perturbant d'être au milieu de la mer en pédalo. Bref, on fera quelques arrêts pédagogiques avec notre super guide pour découvrir la mangrove, ses palétuviers, son rôle, ses habitants, etc. Pour les parents, totale découverte. Ils ont pu aussi imaginer ce qu'on endure quand on fait notre terrain... La matinée a passé super vite, le midi on s'arrête sur une superbe île de sable blanc. Notre guide nous sort "allez vous baigner, prenez du bon temps, je m'occupe de tout !". Ah ouais ? Cool ! Vingt minutes de baignade plus tard, un apéro nous attendait sous les arbres : planteur, ti'punch, tamarin, maracudja, ananas frais, ti bananes, ... Ensuite barbeuc hummm avec tout plein de sauces (notamment ketchup de banane !), banane flambée en dessert et puis thé ou café. On était super bien, c'était très convivial. Après un dernier bain on est reparti, direction la Rivière du divorce, immersion dans la mangrove. Décor assez surréaliste, les parents ont kiffé mais pas facile de se déplacer là-dedans (d'où son nom... Rivière du divorce). Pour finir la journée, on se dirige vers l'îlet aux oiseaux. Et comme son nom l'indique, il y a plein d'oiseaux : frégates, pélican, aigrettes, hérons garde-boeufs, tout ça au crépuscule. On rentrera la nuit tombée, même pas fatigués et enchantés de notre journée !
  • Un peu de tout...

    40 Un peu de tout...
    Et voilà ! Pour finir ce blog (et oui il est plein !), voici quelques photos en vrac, retour sur ces six derniers mois. Quelques explications de ce mix de photos : - Début mai, nous avons fait du Whale watching. Avec une association, nous avons pris un bateau et, avec un micro immergé dans l'eau, nous sommes partis à la recherche des baleines et autres cétacés (dauphins, globicéphales, pseudorques, etc.). Malheureusement, cette matinée fut peu fructueuse, on ne verra "que" un cachalot pendant quelques secondes. Ce fut court mais intense ! On l'a tout d'abord entendu au micro ("klic klic klic"), ensuite on l'a aperçu en train de "souffler" (par ses évents), puis on l'a vu "sonder" c'est-à-dire plonger vers le fond (c'est à ce moment qu'on a vu sa queue). Et voilà. Ce sera tout. Une matinée en mer super pour Kil, beaucoup moins pour Florent qui restera dans le bateau à essayer de ne pas vomir !! - Début juin, nous avons eu l'énorme chance de voir une tortue Luth pondre. Moment magique gravé à jamais ! Avec une association on a pu l'observer pendant 2h30 : monter lentement sur la plage, chercher où faire son nid, avancer (vers nous en plus) avec beaucoup de difficultés, creuser son trou, et dès qu'elle a commencé à pondre, on a pu l'approcher... WAOUH ! Impressionnante ! Elle mesurait 1m50 de carapace, elle avait des énormes pattes, on a pu voir ses œufs, sa carapace noire sans écaille, ses nageoires avant qui étaient grandes comme nos bras, et sa tête... impressionnante, tout droit sortie de la Préhistoire !Forcément très très peu de photo puisque c'était de nuit et qu'il ne valait mieux pas l'éclairer. - Le fils de notre propriétaire a pêché un requin nourrice. Bien que nous ne cautionnons pas forcément ce genre de chasse sous-marine (sur de jeunes individus, près des côtes), toucher un requin c'est quand même quelque chose ! On a été très surpris par l'aspect rugueux de sa peau qui de plus est très épaisse ! Ces requins peuvent mesurer jusqu'à 2m50. Tout de même ! - Quelques photos de nos débuts en light painting !! (on a encore du boulot !!) Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est tout simplement fait à la lampe torche. Et puis quelques photos de paysages, de nos tronches, de boustifailles, de nanimos et du carnaval ! Plus de 1000 photos ici, et ça continue sur notre nouveau site : http://suite-de-nos-aventures.e-monsite.com A bientôt !http://suite-de-nos-aventures.e-monsite.com

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