Mission n°1 : Guadeloupe

Voilà donc quelques photos de notre semaine de terrain riche en émotion ! Notre mission, nous l’avons acceptée, « mesurer » la mangrove !

*  Semaine du 17 au 23 février  *

  • Lundi 17

Après un weekend complètement à plat (il a quand même dormi TOUTE la journée de vendredi), Florent a du mettre les bouchées doubles pour que tout soit prêt avant l’arrivée de son directeur de recherche, Marc. Ce dernier n’arrivera qu’en soirée après 8h d’avion, 5h de décalage horaire, 2h d’attente pour la voiture de location (qu’il avait réservé !) et après s’être rendu compte qu’il avait pris la valise de quelqu’un d’autre (d'un homme qui ne portait que des slips rouges...). Bref ! On a fêté son arrivée dans un bar au bord de l’eau. Marc restera émerveillé par le fait qu’il n’y ait pas de vent ! Alors que les tempêtes étaient quasiment devenues son quotidien depuis un mois...

  • Mardi 18

Journée débriefing entre Marc, Florent et Marie, sa collègue. Et apéro.

  • Mercredi 19

Aaah c’est là que les choses commencent ! Notre premier terrain mangrove ! On part tôt le matin puisqu’on a tout de même 1h30 de route. On a bien fait vu qu’on s’est perdu, on mettra 3h pour trouver notre première placette paumée au milieu de la forêt.

Première journée = journée test -> on a mis en place notre protocole de terrain, du moins on l’a ajusté (il y a toujours des choses auxquelles on ne pense pas !). Pas trop difficile, au niveau de l’accessibilité, on est passés par des champs. Seule difficulté : un petit bois d’arbres très serrés à traverser.

Soir : Apér...euh débriefing de la journée

  • Jeudi 20 

Rendez-vous au Gosier pour récupérer Marie, la collègue de Florent et... notre bateau ! Et oui certaines placettes étant inaccessibles par la terre, et bien nous avons du passer... par la mer ! On a donc loué un semi-rigide (que Marie a conduit, permis bateau obligatoire), et c’est parti on a remonté toute la rivière salée pour arriver dans le Grand cul-de-sac marin.

Après 40 minutes de bateau trop super génial, on arrive à notre point de chute. Et là... la galère commence...

Nous ne pouvions pas accoster juste à côté de la mangrove car il n’y avait pas assez d’eau. On a donc « garé » notre bateau à une cinquantaine de mètres du rivage et on descend donc en short dans l’eau. Au début, tout va bien. Jusqu’à ce que notre éclaireur, Marc, s’enfonce dans la vase jusqu’au genou... Oups, bon on va faire le tour, sauf que... pas moyen d’accéder à la mangrove sans passer par cette vase... Bon ben c’est parti, à genou dans 10 centimètres d’eau et 30cm de vase... Et on avance comme ça, le short trempé bien sûr, les chaussures idem. Autre hic, il ne fallait absolument pas que notre matériel ait un quelconque contact avec l’eau... C’est parti pour la chaîne humaine.

Enfin arrivés dans la mangrove, on chausse nos bottes et là... Il a fallu marcher SUR les racines aériennes de Rhizophora... Vous comprendrez mieux notre enfer en voyant les photos... Et encore... On a mis plus de 30 minutes pour faire 50 mètres ! A enjamber les racines, passer en dessous, tomber parce que les branches cassent et glissent, s’enfoncer dans la vase en dessous, etc. BREF ! On en a chié...

Pour la deuxième placette, le paysage était complètement différent ! Ici, pas de racines aériennes comme pour le Rhizophora, mais pleins de pneumatophores ! Vous verrez sur les photos, des petits bouts de bois plantés dans le sol et bien ce sont les racines de ses arbres qui sortent de terre pour respirer ! Excellent, nan ?

Maintenant il faut retourner au bateau, et donc... faire le chemin inverse ! Aïe aïe aïe... dur dur... Ah oui je n’ai pas précisé aussi que chacun avait une de ses mains de prise pour porter le matériel, pas pratique pour se tenir... Une fois arrivés au bord de l’eau, rebelote dans la vase, mais là encore mieux ! A quatre pattes ! Et oui, on s’enfonçait encore plus. Nous n’avions que 15 centimètres d’eau et... 50 centimètres dans la vase ! Et il fallait avancer comme ça, avec de la vase mi-cuisse et jusqu’aux coudes...

On a donc mangé notre petit pique nique sur le bateau, tranquilles au milieu du Grand cul-de-sac marin ! Pas mal !

Et puis on a repris le bateau pour remonter la rivière Goyave et trouver nos placettes. Alors là, on a pu accoster directement sur le bord, il y avait un gros trou dans la végétation, c’était royal ! Pas de bain de boue, de grosses racines mais... plein de petits moucherons... Grrr il y en avait PARTOUT ! On rentrera à la maison le cou couvert de petits boutons rouges. Mais quel bonheur de marcher sans devoir tout escalader !

Voulant faire un maximum de placette, on fera le retour en bateau la nuit tombée.

Et après l’effort, le réconfort, petite bière chez les Pirates au Gosier... Retour à la maison crevés, dégueux, puants, à 23h... Il fallait encore se doucher, manger, préparer le terrain et les piques-niques du lendemain... DUR !

  • Vendredi 20

On commence à être rodés, rendez-vous 8h au Gosier, 30 minutes de bateau sauf que... la pluie nous fera la joie de nous accompagner une partie du trajet ! Attention, pas une petite pluie rikiki ! Non non, une bonne rincée pendant à peu près dix minutes.

Ensuite, Rhizophora, le RETOUR ! Encore à crapahuter entre les racines et cette fois, on a aussi eu le droit à des petits arbres hyper resserrés, pfiou ! Et puis un petit crachin de pluie de temps en temps histoire de...

Ah oui, on s’est aussi « perdus ». On était en pleine mangrove, au milieu de rien, entourés de grands arbres, et... le GPS ne captait pas. On a bien tenté quelques subterfuges : monter aux arbres, accrocher le GPS en haut d’un arbre en pliant le tronc sans le casser (euh... raté !). Masi rien. Alors qu’on désespérait Super Kildine a réussi à détecter un signal GPS ! Ouf !

On ne vous donne pas tous les détails, mais c’était une fois de plus bien compliqué !

On finira nos placettes à 15h30, le temps de remonter au bateau, de manger, de retrouver les nouvelles placettes, de crapahuter dans la mangrove, on aurait commencé à 17h alors qu’il fallait rendre le bateau à 17h30 (et on avait 40 minutes de trajet...). Impossible... bon ben... ski nautique ?? Et oui grâce à un copain de Marie, on a pu embarquer des skis gratos (sans trop savoir si on allait pouvoir en faire...).

C’est une totale première fois pour nous deux ! « Aller vas-y ma chérie !! » Bon au tour de Kildine ! Un peu stressée pour le départ car pour sortir de l’eau, il faut faire un démarrage à fond ! Premier essai : échec, elle n’a pas réussi à sortir de l’eau (au contraire elle s’est même enfoncée dans l’eau...). Deuxième essai, un peu mieux et troisième, tadam ! On a une Kildine sur les skis ! Grâce à la vidéo on a pu calculer, elle est restée 3 secondes sur les skis. Mais c’est pas mal pour une débutante ! C’était drôle quand même. Au tour de Florent, premier essai : plouf, normal et dès le deuxième coup, il a réussi à se lever ! Pas mal hein ?! Il avait la banane le petit Florent, un vrai gosse !

Et puis il a fallu rentrer... Kildine a conduit le bateau pendant toute la remontée de la rivière salée (environ 30 minutes). On aura aussi le droit à un magnifique couché de soleil sur les Mamelles (deux montagnes), avec des groupes aigrettes venant effleurés l’eau juste à côté de nous... C’était très poétique comme décor. Et puis on a fini la soirée chez les Pirates.

  • Samedi 21

C’est le weekend, départ 9h. On fera nos placettes en voiture comme au premier jour, rien de spécial, toujours aussi galère... Ca devient une habitude ! On a quand même vu des arbres piquants très bizarres, des gros crabes bleus, de jolis papillons et plein de magnifiques déchets dans la mangrove (grrrr). Ah si, il a pas mal plu ce jour-là, on était beaux... Il y avait des pièges aussi, parfois le sol était dur et pour qui, pourquoi il devenait mou ! Florent s’est fait avoir, il s’est enfoncé bien au dessus du genou : résultat plein de vase est rentré dans sa botte !

Et puis le midi, on pique-niquera au bord d’un cours d’eau, dans la prairie guadeloupéenne, entourés de zébus.

 

Voilà pour le terrain ! Une semaine hyper éprouvante, on avait des courbatures dans chaque muscle, des bleus un peu partout (Kildine en avait un noir de la taille de son genou...), des égratignures sur les jambes et puis pleins de petits boutons rouges. On a lavé nos vêtements de terrain deux fois et certains sentent toujours la vase...

Mais que de souvenirs... On a pu découvrir plein de paysages différents, complètement inconnus, complètement fous ! C’était... GENIAL Sourire

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