Mission n°2 : Mayotte

Kwezi à tous !

Pas facile de résumer 10 jours d’immersion dans un autre "pays"... Sur ces 10 jours, on travaillera 7 jours dans la mangrove pour pouvoir profiter au final de 3 jours de tourisme que nous allons vous raconter ici.

Voyage à Mayotte, nos sorties touristiques !

  • Cap vers le sud, pis nan en fait, vers le nord !

Le samedi 15 mars, premier jour où on n’est pas censés travailler ! Youpi ! Direction la grande plage de Bambo Ouest et sa mangrove. Sur le chemin, on trouvera oiseaux, gros crabes mais aussi scinques (que Kildine ne portait guère dans son coeur...). Les choses se passaient plutôt bien jusqu’à ce que la pluie vienne mettre son grain de sel. On rentrera à la voiture... trempés comme des soupes !

On s’arrêtera ensuite à la Plage des trois baobabs. Un des baobabs était tombé et s'était déraciné, c’est assez impressionnant. Des vaches, excitées comme des gosses, nous accompagnerons sur la plage, c’était drôle à voir. On poursuivra notre chemin jusque la "grande ville" du coin, Kani keli, où on verra une jolie mosquée en construction.

L’étape suivante était le point de vue de M'ronabeja. On a pris un long chemin boueux assez reculé et peu entretenu, qui s'est avéré super intéressant, on croisera pas mal d’oiseaux et une grosse araignée jaune ! Mais on en ressortira les chaussures trempées.

On reprend la route jusque Dapani où on s’est vite empêtrés dans les petites ruelles. L’endroit était un peu craignos, on décide de faire demi-tour. On s’arrête à notre dernière destination, la plage de Saziley, soit-disant une plage magnifique très touristique…tu parles ! C’est plutôt une déchetterie à ciel ouvert !

Ne trouvant aucun restaurant sur notre chemin, on décide de rentrer à l’auberge avant de repartir, cette fois vers le nord.

On s’arrête dans la capitale du centre, Sada, et sa grande mosquée. On s’enfonce dans les rues serrées de la ville jusqu’à atteindre la mer. Des déchets à perte de vue. Les poubelles débordaient, le vent et les vagues emmenaient les déchets dans la mer, qu’on retrouvait ensuite échoués plus loin sur la plage. On était choqués !

Finalement on rentrera à l’auberge avec une impression mitigée de ce que l’on aura vu. On terminera la journée à partager un délicieux poisson avec un couple mahorais très charmant, avec qui on passera un sacré bon moment. 

  • Journée entre cratère et lagon

Le dimanche 16 mars on s’était prévu une virée sur l'île de Petite terre, on était intrigué par la présence d’un lac dans un cratère de volcan : le lac de Dziani et puis il paraît que les plages là-bas sont "les plus belles de Mayotte". Sauf qu'on n'avait pas prévu qu'il ferait aussi chaud : arrivés à l’embarcadère, on regarde la température… 47°C ! à 10h30 du matin !!

Après la traversée en bateau, on croisera des collègues scientifiques qui nous emmèneront au lac (heureusement, parce que c’était bien plus loin que ce que l’on pensait !). Sur la route, Luc nous montre un site militaire très important, avec de grosses paraboles, les plus grandes de l’Océan indien paraît-il et ajoute "voilà pourquoi Mayotte est française"....

Après avoir trouvé le petit chemin qui mène au lac, on commence la rando… il fait très chaud… au bout d’une quinzaine de minutes de marche nos tee-shirts sont trempés ! On arrive sur la crête du cratère, vue imprenable sur le lac, et chose étonnante, il est tout vert (Kildine qui pensait bien se baigner, c'est râpé !) ! Les pentes du volcan recouvertes de végétation et avec ce lac, ça nous donne un dégradé de vert surprenant ! Avant de nous laisser, nos collègues nous préviennent des risques liés aux requins à la plage de Moya, car à Petite-Terre, il n’y a pas de barrière de corail pour nous protéger. Ok, on fera gaffe !! Puis on continue notre chemin en amoureux.

On fait donc le tour du cratère, en plein cagnard sur les coups de midi, et bien on peut vous dire... on a bien transpiré ! A des endroits qu’on aurait même pas imaginé ! Mais ça valait le coup... La vue sur le lagon était juste magnifique ! Tout en haut de la crête, on trouvera une balançoire. Normal ! Cette balançoire c’est juste la plus cool du monde ! Se laisser balancer, avec d'un côté un dégradé de verts avec le lac et la végétation, de l'autre dégradé de bleus avec le lagon turquoise et l'océan bleu profond, le tout séparé d’un chemin blanc... Le pied ! On pique-niquera avec vue sur une plage superbe. Elle nous narguait... nous, on était tout en haut, on avait chaud, et tout en bas, les gens se baignaient, on bavait ! Aller hop ! On reprend notre chemin.

Après quelques passages difficiles, quelques démotivations (« ah ça y est on est presque arrivés ! ah non en fait il faut faire toooout un détour... naaaan ! »), on arrive enfin à la plage de Moya ! Vite, on se déshabille, on se précipite dans l’eau…mais... elle est CHAUDE !! Elle ne nous rafraîchit même pas, mais c’était cool quand même. Deuxième moment « J'AIME LA VIE »...  On se laisse flotter, l’eau transparente est quand même très agréable, on se croirait dans un bain. On était un peu déçus de ne pas voir de tortue... et pouf, on voit une petite tête qui sort ! Et en faisant plus attention, on verra plein de petites têtes sortir ! Même une, juste derrière Florent ! C’était super, mais il fallait bien rentrer à un moment donné...

Pour rejoindre la barge on décide d’avancer à pieds, mais finalement c’était beaucoup plus loin qu’on ne pensait, on prendra un taxi… à la mahoraise. On rentre : intérieur en cuir noir et rose, kitsch à souhait, sans ceinture de sécurité, le chauffeur fait un détour pour aller chercher son fils, sur la route on s’arrêtera prendre une troisième personne avec plein de plats énormes. On était bien serrés ! Mais on est quand même arrivés à l’embarcadère.

La traversée fut accompagnée d’un magnifique couché de soleil, donnant une teinte rosée à l’île. On est rentrés bien fatigués de notre journée !

  • Plage de N’Gouja, paradis sur terre ?

Dès notre arrivée à Mayotte, un touriste nous conseille d’aller sur une super plage, la plage de N’Gouja. Ni une, ni deux, dès le dimanche matin on y est ! Et on ne sera pas déçus ! A peine arrivés à la plage, on aperçoit un maki !! Puis deux, puis trois et finalement il devait y avoir une vingtaine de petits lémuriens dans les arbres! Waouh, c’était génial ! Grosse rigolade aussi quand on s’est rendu compte que les makis faisaient des bruits de... cochon ! Les petits curieux venaient voir si on leur apportait à manger et ne se gênaient pas pour grimper sur les gens qui avaient des bananes.

Emerveillés comme des gosses, on se dirige vers la plage, et on voit pour la première fois des immenses baobabs qui surplombent la plage. Impressionnants !

On finit quand même par chausser masque et tuba, on n'avait pas fini d'être émerveillés ! L’eau, chaude soit dit en passant, était cristalline... Deux minutes plus tard, on aperçoit notre première tortue, mais vraiment à quelques mètres de nous. Super gentille cette petite mère, elle s’est mise à nager à notre hauteur et avec Kildine elles se sont baladées comme ça pendant 5-10 minutes en parallèle, c’était juste magique ! On pouvait même la toucher tellement elle était près, chose impossible en Guadeloupe. Et puis on avance, on voit trois tortues d’un coup ! Du jamais vu ! Elles broutaient tranquilou, à quelques mètres de nous, elles étaient totalement insensibles à l’Homme, elles s’en foutaient de nous ! Sur notre chemin on croisera minimum 9 tortues différentes.

Et puis l’herbier (là où mangent les tortues) laisse place aux coraux. Là aussi impressionnant ! Un paysage de coraux totalement différent de ce qu’on connait, des poissons de toutes les tailles, de toutes les couleurs, des curieux, des peureux, des gros concombres de mer, des étoiles de mer, des sèches, la transparence de l’eau nous laissait voir tous ces détails. C’était... superbe !

On avance, on avance, jusqu’à... un trou ! On se retrouve en haut d’une falaise de coraux, le tombant, l’Océan indien devant nous... On ne voyait même pas le fond. A ce moment-là tu es envahi par une sensation de vide, d’immensité, il fait beaucoup plus froid, et tu ne sais pas quelles bébêtes peuvent remonter... C’était vraiment impressionnant ! On reviendra complètement abasourdis et excités par ce qu’on a vu.
Quelques minutes plus tard, on laisse nos masques et tubas, on retourne se baigner, on papote avec de l’eau jusque la taille et là une tortue viendra entre nous deux brouter... Comment dire... TROP BIEN !

On retournera plusieurs fois à N'Gouja mais le lundi 17, la marée basse à 10h30 laissait entrevoir une belle matinée pleines de coraux et de tortues. Sauf que la marée basse était TRES basse, il y avait vraiment très peu d’eau, mais l'eau était d'un turquoise ! Les gens allaient super loin et n'avaient de l'eau que jusqu'aux genoux. Si les premiers mètres sont recouverts de sable, ensuite ça se corse avec des coraux morts qui piquent les pieds. Du coup on nage, et oui même dans 40 centimètres d’eau il est possible de « nager », à condition de ne pas trop plier les genoux pour ne pas que ça frotte sur le fond, n’est-ce pas Kildine ?

L’eau est trouble, on est à plat ventre on avance avec les mains, et on va tomber nez à nez avec la queue d'une tortue ÉNORME ! Autant vous dire que ça surprend ! Kildine retournera bouquiner sur le sable et Florent de son côté continuera, mais à pied cette fois, sans palmes juste avec le masque, le tuba et la Gopro !

Après quelques heures dans l’eau, il commence à faire faim. Ça tombe bien, il y a un restaurant qui envoie du pâté juste en face de nous. Petit tour dans la boutique de souvenirs où l’on trouvera ENFIN des cartes postales. On mangera ensuite un repas délicieux : cannellonis de fleurs de bananier à l’espadon pour Kildine, et rôti de vivaneau et sa sauce à la vanille pour Florent, un régal ! Tout cela avec vue sur cette plage aux couleurs turquoises...

Carte mayotte karu 1 

/!\  Attention, il y a 2 pages de photos, il faut donc changer de page  /!\

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