Sentier de Mamalier

En ce début de janvier, nous partons pour la ville de Vieux Habitants, située à dix minutes de chez nous, pour faire la rando de Mamalier.

Après avoir un peu cherché, on trouve enfin le panneau de départ, on s’instruit et c’est parti ! A côté du panneau un trait jaune nous indique le chemin à suivre, au bord d’une rivière... Et l’autre trait jaune est sur la rive d’en face... Mais où est le pont ? On retourne au panneau, pas de doute il faut traverser la rivière... « à gué » ?! En gros, ça veut dire débrouille-toi pour traverser comme tu peux ! Bon ben c’est parti ! Au début, ce n’était pas très profond, mais à la fin l’eau nous arrivait à mi-cuisse. Le courant lui aussi, était de plus en plus fort, heureusement qu’il y avait un cordage pour se tenir ! Par contre, nous n’avons pas de photos à cause d’un mec qui nous a mis la pression !! « Aller aller, on traverse, on y va, continue d’avancer !!! » Grrr ! Ca va c’était pas Koh Lanta non plus !

Enfin bref, on traverse, on se remet de nos émotions et là on atterrit dans un petit « village » de pêcheurs, avec des maisons faites de brics et de brocs... Nous, on arrive là-dedans en tenue de touristes, avec nos sacs de rando et notre appareil photo à la main pendant que les gens s’affairent... Ca le faisait moyen ... On n’est pas resté longtemps...

Puis on arrive face à la mer et là, les ennuis commencent... Où est la suite du sentier ? Où sont les traits jaunes ? On avance à l’aveugle, on arrive face à une autre rivière impossible à traverser tellement elle était profonde ! Demi tour ! On prend un autre chemin, on trouve un petit trait jaune bien caché! Alléluia ! Sauf que ce sera comme ça tout du long... On a passé notre temps à chercher notre chemin !! C’est dommage parce qu’on est passé par des coins super sympas, notamment un endroit tapissé de lierre avec des grosses fleurs violettes, un autre site où il y avait pleins de colibris huppés, d’oiseaux et de papillons, on a traversé un autre bras de la rivière, et aussi un champ de canne à sucre. Mais au bout de 2h de marche, le sentier est devenu inaccessible, la végétation nous empêchait de passer... On a pourtant insisté, on est revenu les jambes toutes griffées et on a dû abandonner... Pour vous illustrer le fait qu’on a bien galéré à chercher les chemins, on a fait l’aller en 2h et le retour en 30 minutes... Grrr ! On apprendra par la suite que ce sentier de randonnée a été abandonné à cause d’un manque de moyens financiers... (ils auraient pu prévenir !).

On a donc repris notre voiture pour pique niquer plus loin (on avait déjà repéré les lieux). On s’est trouvé un petit coin pépère, sous une cabane de tôle (qu’on appelle ici un carbet), près de la mer et à côté d’un super spot ornitho. Des pêcheurs guadeloupéens eux aussi squattaient un carbet. L’un d’entre eux a décroché des cocos et nous en a gentiment proposé un ! Le bonheur ! Il faisait beau, on était face à la mer, à l’ombre, à siroter notre eau de coco... Un Balbuzard pêcheur fait son apparition ! Il volait au dessus de nous, on a eu le temps de bien le voir, il était magnifique ! En gros, il ressemblait à une buse mais blanche en dessous. Puis un des pêcheurs nous a coupé notre coco au coupe-coupe (pour pouvoir manger la chair à l’intérieur) et nous a invité à boire un verre de rhum ! Nikel ! C’était super sympa sauf que les guadeloupéens sont très bavards... On ne savait plus comment s’en aller ! On est quand même resté 1h à philosopher avec eux sur la vie en Guadeloupe, puis on a repris notre chemin.

N’ayant toujours pas mangé (et oui !), on se pose sous un arbre, en haut d’une falaise, ce qui s’avéra être encore un super coin... Il y avait même un cotonnier sauvage (!!), on avait vue sur une plage de galets et de cocotiers... Florent a eu du mal à repartir, il aurait bien fait une petite sieste !

On repart, on arrive dans une cocoteraie, on entend des bruits dans les arbres, on lève la tête et là... deux gros iguanes au dessus de nous ! Enfin à plusieurs mètres au dessus de nos têtes, avec les feuilles on ne distinguait que leur forme, mais... ils étaient gros ! On rebroussera chemin quelques mètres plus loin (ce sentier étant le prolongement du chemin abandonné). Et on finira par se baigner seuls au monde sur la grande plage de galets.

Un peu frustrés par cette journée de non balade mais qui nous a quand même fait découvrir de superbes paysages, on décide de s’arrêter manger un sorbet coco. Alors ici, au bord des routes, on peut voir des marchandes avec : une table, un parasol, des bonbons, des sirops et un seau... C’est dans ce seau, surmonté d’une manivelle, que sont fabriqués artisanalement les sorbets coco (que nous n’avions encore jamais goûté)... Un délice ! On a dégusté notre gobelet de glace au bord d’une rivière en compagnie d’un adorable tout petit chaton mignon. Et juste avant de partir, on apercevra un combat d’iguanes !!! Mais alors ceux-là... ils étaient ÉNORMES !! Deux gros vieux mâles bien mastocs agitant leur tête et leur queue pour faire peur à l’adversaire ! (pas de photos, appareil resté dans la voiture...)

Enfin voilà, plein de choses à raconter pour cette journée ! Si vous n’avez pas tout lu, on ne vous en voudra pas ! Voici quelques photos.

 

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