Notre volcan, la Soufrière

19 Avril 2014 - Le jour où... on a cru qu'on n'allait jamais revenir Rigolant

Les parents ne pouvaient quitter la Guadeloupe sans avoir grimpé... la Soufrière ! Oui oui, toi aussi petit touriste tu l'escaladeras très prochainement ne t'inquiètes pas !

La voyant de chez nous, on savait qu'on allait tout droit dans les nuages. Et oui la Vieille dame (c'est son petit nom par ici) est trèèèès capricieuse, et se laisse entrevoir que très rarement. Ça fait aussi partie de son charme !

Avant de nous raconter notre aventure, petit récapitulatif :
La Soufrière est donc un volcan toujours actif. La dernière grosse éruption date de 1976 où tout le Sud Basse-Terre (70 000 personnes quand même) a été évacué pendant près de 4 mois. Le risque est toujours présent mais elle est très très surveillée. On craint plus les séismes qu'une éruption.
Le sommet culmine à 1467 mètres, ce qui fait de la Soufrière le plus haut point des Petites Antilles (big up big up !).
Sinon, c'est un bébé volcan, il est tout jeune, il n'a que 200 000 ans.
Voilà, vous savez tout ce que vous devez savoir !

Nous avons donc emprunté un sentier balisé qui commence à 900 mètres d'altitude, armés de nos chaussures de rando et de... nos k-way (il fait déjà beaucoup plus froid qu'en bas). On pénètre tout d'abord dans la forêt tropicale, bien humide, sur un chemin bien raide. Et d'un coup, on arrive au milieu d'une plaine, la "savane", plus d'arbre, que de la prairie, changement de décor !

Là, le chemin se complique un peu et la végétation est de plus en plus surprenante, le flanc de montagne est tapissé de : mousses, sphaignes, lycopodes, ananas sauvages et autres, les couleurs sont super jolies. Et ah oui petit détail, ça pue. Comme son nom l'indique la Soufrière dégage du... SOUFRE ! Ça sent donc l’œuf pourri à en piquer les yeux de Jean-Mi.
On passe des failles, des anciennes coulées de lave, et ça se complique toujours plus et surtout, il pleut de plus en plus.

Jusqu'à... le virage de la mort... (ce n'est pas son vrai nom, c'est nous qui l'avons appelé comme ça). On se retrouve face à un vent... à décorner des bœufs, il pleut... des cordes et il faut limite escalader les rochers. Bref, c'était chaud patate ! On n'en voyait plus le bout, on était dans la brume, trempés, et on marchait. Heureusement, une fois arrivés tout en haut, un espèce de bunker nous attendait. On a donc pu se réfugier quelques instants avant de ressortir (hey oh on voulait quand même voir le cratère). On n'a jamais vu un vent pareil, je vous jure ! Les deux filles se baissaient pour pouvoir avancer, s'accrochant à tous les rochers qu'elles trouvaient. Kil pensait s'envoler et Isa imaginait que son k-way allait se déchirer !!! Impressionnant. Et puis arrivés au cratère, on ne verra... RIEN ! Trop de brume. Tant pis ! Les deux filles frigorifiées retournent au bunker pendant que les gars commencent à faire le tour du cratère. Ils verront des nuages de soufre et des paysages étonnants.

On pique-niquera dans le bunker, puis il fallut redescendre... La torture ! C'était hard. Mais une fois passé le virage de la mort, c'était beaucoup mieux !
On mettra un peu moins de 2h pour redescendre et on finira notre journée dans les bains jaunes. Ces bains (ne sont pas jaunes) sont directement alimentés par la Soufrière et donc l'eau est ... chaude ! Sympa ! Jusqu'à ce qu'il se mette à pleuvoir... Là aussi, des cordes, on pouvait à peine ouvrir les yeux et impossible de sortir de l'eau, il faisait trop froid ! Alors on est resté un petit moment comme ça, à attendre que ça se calme avant de rentrer à la maison où il faisait super beau ...

Conditions extrêmes, cette journée restera mémorable !

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