La thèse

Thèse +3 mois

Salut les petits amis !!

Un billet un peu particulier aujourd’hui puisqu’il s’agira de vous présenter l’avancement du projet de thèse. Ben oui, c’est l’un des objectifs de ce blog !

Mon

Mon actuel bureau

Le projet vit actuellement un tournant particulier, et c’est pourquoi il est temps de faire un premier bilan (assez simplifié) des 3 premiers mois passés en Guadeloupe !

Pourquoi un tournant décisif ? Pour deux choses essentiellement, la première c’est le début des missions de terrain. La mission mangrove en Guadeloupe commence le 17 février, à cette occasion mon directeur de recherche viendra me rendre visite et Kildine viendra avec nous, nous donner un coup de main. Par la suite les missions vont s’enchainer très rapidement jusqu’en septembre. Une seconde mission est d’ores et déjà en préparation à Mayotte, départ prévu le 7 mars (durée 10 jours), là aussi mon petit boulet nous accompagne. Puis la troisième mission à l’autre bout du globe, en Nouvelle-Calédonie pour le mois de juin (durée 10 jours) et enfin une superbe mission de 3 semaines en septembre en Guyane, avec les caïmans, anacondas et autres grosses bestioles dangereuses… gloups ! 8-)

~ Récapitulatif ~

  • Février -> Guadeloupe (avec Kildine) : 1 semaine
  • Mars -> Mayotte (avec Kildine) : 10 jours
  • Juin Mai -> Nouvelle Calédonie (sans Kildine) : 10 jours
  • Septembre -> Guyane (avec les anacondas donc sans Kildine) : 3 semaines

Carte thesis

La seconde chose importante, c’est l’arrivée de mon ordinateur !!!!!! Et oui pour ceux et celles qui n’ont pas suivi, je n’avais toujours pas reçu mon ordi (commandé au mois d’octobre cela dit en passant) ! Ce n’est pas un simple ordinateur, c’est une machine de compèt toute équipée pour faire de la carto avec les logiciels qui vont bien tout ça… Jusqu’à maintenant je bossais sur mon ordi perso déjà âgé de 7 ans, autant vous dire qu’il ne suit plus trop la cadence le pauvre…

Alors qu’est-ce que j’ai bien pu glander pendant tout ce temps vous allez me dire, et bien je me pose la même question figurez-vous… nan je plaisante !

  • J’ai constitué plusieurs bases de données.

-    Une base bibliographique contenant plus de 200 références (articles scientifiques, livres, thèses, mémoires, rapport officiels, etc.). En gros, je me suis formé : Qu’est ce qu’une mangrove ? Quelles espèces ? Quelle écologie ? Quelles cartographies déjà existantes ? Etc etc.

-    La seconde base de données se rapporte à la cartographie. Je me suis inscris auprès de l’IGN (Institut Géographique National pour ceux qui ne connaissent pas). Ils possèdent tout plein de données qui me serviront pour mes cartes. Bien sûr ce n’est pas aussi simple que de créer un compte facebook, il faut des autorisations de licence et tout le tintouin. Bref, j’ai acquis un maximum de données extérieures qui viendront compléter mes propres données.

  • J’ai par ailleurs mis en place un protocole de récupération de données de terrain. Pour faire simple, j’explique comment j’ai procédé pour faire mon terrain : comment j’ai mesuré mes arbres, pourquoi j’ai choisi ce site, pourquoi j’ai fait cela, gnagnagni gnagnagna...
     C’est bon ? Je suis clair ? Tout le monde me suit ?

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Pour les plus curieux, quelques indices de la manière dont on va procéder sur le terrain

En gros, on va dans la mangrove et on fait des carrés de 30 mètres sur 30 mètres avec de la ficelle rose et des piquets. Ensuite, on compte et on mesure tous les arbres qui sont dedans (diamètre, hauteur du tronc, largeur de la houppe, etc.) avec un télémètre laser (parce que c’est plus précis et parce que ça en jette !!).

On fait aussi des mesures de sol à l’aide d’une sonde multi-paramètres (oxygène du sol, salinité, et d’autres trucs compliqués comme le redox etc.). On prélève également des échantillons de sol qu’on met dans des petites boîtes pour une analyse de la taille des particules qui le constituent.

Le tout bien gentiment référencé à l’aide d’un GPS.

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  • J’ai également commencé à rédiger des premiers jets concernant la méthode appliquée dans la thèse. En gros fallait que je réponde aux questions : pourquoicomment ??
  • Dernière chose, je travaille également sur une typologie des mangroves de l’outre-mer.
    Qu’est ce qu’une typologie ? Ahah... Comment expliquer... Grosso modo, je classifie les différentes mangroves (ça paraît simple dit comme ça !). Jusqu’à maintenant on n’avait pas de typologie harmonisée, donc pour les comparaisons on est chocolat… Je vous donne un exemple, en Martinique ils ont des mangroves sur sol argileux, et en Nouvelle-Calédonie on a des mangroves buissonnantes… gné… autrement dit on ne peut pas ajouter des patates et des carottes… Figurez-vous que ça prend pas mal de temps de faire ça, il faut réussir à mettre tout le monde d’accord.

Voili voilou, je ne vais pas vous endormir plus longtemps. Un prochain bilan est prévu pour la fin septembre. D’ici là n’hésitez pas à vous renseigner sur les mangroves !
Et n’oubliez pas de trier vos déchets, de ne pas mettre de pesticides dans le jardin, de récupérer tous vos déchets pour les mettre dans vos poubelles, etc.

Mangrovement,

Florent

Vue

Vue sympathique sur Basse Terre depuis mon bureau

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